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Se découvrir (7)
Datte: 27/01/2023, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Stefi, Source: Hds
... guerre. Alors j’ai appelé Claire, ce qui relève du désespoir. « Claire ? C’est Stéphanie. » « Oui, que veux-tu ? » « Ecoute, c’est débile mais ma tête tourne en rond » « Ok, viens prendre un thé » 15 mn après, j’étais elle. Elle ne m’a pas refait le coup de la visite mais a fait bouillir de l’eau, m’a conduite vers la terrasse du séjour et m’a tenu une tasse de thé à la menthe. Nous étions sur la terrasse, au soleil de printemps dans les fauteuils en silence. J’aurais dû être apaisée, j’étais gênée. Alors j’ai parlé, longtemps, beaucoup de ma situation qu’elle connaissait, de son délire, des presque 3 semaines écoulées, de mes égards sexuels. Voilà, j’avais vidé mon sac, ma tasse de thé et quand j’ai eu terminé, elle a juste posé sa main sur la mienne pour me conduire à la porte de son logement. Je suis rentrée dans le mien. Retour bien glauque. Qu’est-ce que j’attendais ? Je n’avais pas envie de faire la cuisine, pourtant dérivatif facile. J’avais juste envie de me blottir sous ma couette, même à 17h30, pour me mettre en position feotale. Même à l’école de guerre, je n’étais pas tombée aussi bas. Une fois encore, Claire m’a sortie de mon mutisme en appelant 1 heure après. « Tu as fini de pleurer sur ton sort ? On va boire un verre ? » « Non et oui, je te retrouve devant chez toi » Et on a fini rue de Vaugirard boire un verre de vin, assez rapide quand elle m’a dit : « c’est bruyant, j’ai mieux chez moi ». Nous sommes reparties dans son ...
... appartement, elle a remplacé la tasse de thé par un verre de Bourgogne dans le salon. Ca a été à son tour de parler. « Tu sais, tu es quand même étrange : tu débarques, parle de ta vie, sans te soucier de la mienne, repart comme ça. Qu’est-ce qu’il se serait passé si je n’avais pas appelé ? » Moi : « ta vie tu sembles la vivre avec plaisir, tu as visiblement du fric, un grand appartement, tu n’attends ni homme ni femme comme tu me l’as dit, tu aimes le shopping et ça semble te convenir. Mais oui, je te suis reconnaissante de m’avoir écoutée et ramenée ». Claire : « Bon écoute, je ne vais le dire qu’une fois : tu es une conne patentée. Quand je t’ai embrassée par erreur, c’en était vraiment une, je m’en suis voulue et je suis revenue prendre mon sac, pensant que tu avais compris. Ca n’était visiblement pas le cas. J’ai voulu que tu comprennes et je me suis caressée devant toi, une première ! Tu n’as rien voulu entendre, alors je suis partie. Aujourd’hui, tu rappliques avec tes malheurs, je t’écoute. Tu repars et lorsque je rappelle pour sortir, tu suis. Alors oui, je t’ai écouté, oui j’ai compatis à tes malheurs et oui je t’ai emmené boire un verre et oui aussi j’ai envie de passer plus de temps avec toi. Merde, tu fais chier à me faire parler ». Et voilà comment, à son tour, Claire a fini en larmes. J’étais autant bouleversée qu’elle et je n’ai pas trouvé mieux que de la mettre au lit en lui disant que je lui piquais de quoi dormir dans la chambre d’à ...