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Se découvrir (7)
Datte: 27/01/2023, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Stefi, Source: Hds
Claire : « allez, un café ne me fait pas le même effet » déclare-t-elle dans un éclat de rire. Le même quartier tu parles, pas étonnant que nous nous croisions ! Claire habitait un grand appartement avec balcon rue de la Croix Nivert, à l’avant dernier étage. Son logement était vaste et lumineux, rien à voir avec mon 2 pièces qui a dû me faire passer pour une moins que rien. Bon, elle l’avait eu grâce à l’un de ses divorces mais quand même, nous n’étions pas dans le même monde : j’étais issue de la bourgeoisie provinciale, elle de celle de Paris semble-t-il. Elle me fit assoir au salon qui donnait sur une terrasse, il devait faire la moitié de mon logement et, après un dégagement, s’ouvrait la cuisine où Claire mit en marche la cafetière Nespresso. Elle revint une minute après en me proposant de faire le tour du propriétaire. 4 chambres donnant toutes sur un balcon, la sienne tout au bout du couloir. J’étais étonnée qu’une personne seule puisse ne pas trouver qu’il y avait trop d’espace. Retour au salon où Claire déposa devant moi une tasse de café et un croissant dans lequel je mordis sans fausse honte, tant pis pour les effets de mon jogging. Claire : « bon, on habite le même quartier, ce n’est pas ce que j’ai fait chez toi qui doit nous empêcher de nous voir, si ça peut te rassurer, je te promets de ne pas recommencer. Mais je ne regrette rien pour autant » Moi : « Je t’avoue que cela m’a très fortement déstabilisée. Mais ok, oublions ça. Merci pour ...
... le café et le croissant, je vais rentrer prendre une douche » Claire : « tu peux la prendre ici » Moi : « Claire, tu écoutes ce que je te dis ? On oublie l’épisode. Je vais prendre ma douche chez moi et changer de vêtements » En me raccompagnant, elle me fit la bise, sans viser autre chose que ma joue, je suis retournée chez moi à petites foulées. Sous la douche, j’ai ressenti son baiser furtif et sa proposition de me laver chez elle. Je dois l’admettre, je mouillais à ce souvenir. En sortant de ma douche, je me suis jetée sur mon jouet, ma main gauche écartait mes lèvres tandis que la droite insérait l’engin. J’ai joui en quelques minutes. Il m’en fallait plus, je suis retournée sur le site de ce matin où j’ai acheté l’œuf et ai commandé un plug. J’avais l‘impression de me transformer en salope le week-end attendant le lundi pour redevenir sage. Mes pensées se sont tournées vers ce jeune aspirant puis vers Claire et se sont chamboulées avec le souvenir de mon mari. Et là, patatras j’ai fondu en larmes encore, pensant à jeter mon sex-toy à la poubelle, honteuse d’avoir pris du plaisir. J’avais besoin de parler, j’ai appelé mes parents, des amis mais tous avaient leurs occupations et je sentais que je dérangeais. Il me restait la cellule psy du ministère pour ceux qui sont revenus d’OPEX et peuvent être victime de trouble post-traumatique. Je me voyais mal expliquer que j’avais redécouvert mon corps et mon plaisir 10 ans après la mort de mon mari en zone de ...