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Aéria
Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe
... parlé… je n’en sais pas plus. J’attendais juste que tu trouves le moment, le courage, de me le dire. J’ai dans mes bras ma biche perdue. Mes mains qui la connaissent par cœur calment les tremblements. — Je t’aime, Aéria. Tu le sais. Tu comptes plus que tout au monde. Pas question de laisser s’installer le silence. Le silence, ce soir sera mon ennemi. Si elle s’y réfugie, je ne saurais peut-être jamais. — Je t’aime, mon Amour. Je voudrais te connaître mieux. Je crois qu’il est temps que tu partages tout cela avec moi ? Non ? Je vois mes mots parcourir son visage. Je la vois réfléchir… me regarder. Sa bouche s’ouvre. Aucun son ne sort. Puis très faiblement : — Je ne sais pas. Je suis fatiguée. — … — Je t’aime aussi Marc, je t’aime aussi. Ses lèvres rencontrent les miennes. Mon cœur a bondi. Il y a de la joie. Il y a qu’enfin je sais qu’elle ne triche pas… — Je n’ai pas le droit de t’embarquer dans ma galère ! — J’y suis déjà, non ? — Si peu… — Parce que vivre ensemble, c’est pas beaucoup ? Parce que tout ce que nous échangeons, cela ne compte pas ? Du coup c’est moi qui deviens agressif. Je me calme, il faut que je reste calme. — Je t’aime Aéria. Je voudrais pouvoir t’aider. — Justement, il ne faut surtout pas ! — Laisse-moi comprendre au moins ! Ne me laisse pas imaginer n’importe quoi ! — Tu crois que tu pourras encore m’aimer après cela ? Je ne veux pas te perdre… — Comment veux-tu que je t’aide à passer ton diplôme si je ne sais pas ce ...
... qui t’en empêche ? Ohhh… Là j’ai fait mouche. Nos mains sont liées. Elle me les serre si fort que… Elle se lève, me regarde : — Après tout, tu as sans doute raison. Tu as déjà fait beaucoup pour moi. — Tu peux peut-être… — Je ne sais pas par où commencer. — … — Oui, ces photos-là sont celles de mon fils. Celles que j’avais stockées sur le serveur de mes études… Je n’ai pas de nouvelles de Jan depuis. Marc. Je ne sais pas si tu peux comprendre. J’ai donné ma vie pour lui… Je ne sais même pas si cela a servi à quelque chose. Je ne dis rien, elle a enfin commencé à parler. La suite va venir. Je suis inquiet, mais sûr que tous les deux nous allons y arriver. Je l’aime, ce grand bout de femme si courageuse. Qu’a-t-elle de si lourd a dire ? — Je m’appelle bien Aéria Smazidiask, enfin c’est mon nom de femme. Mes parents sont d’un petit village proche de Sofia… Papa, c’était un membre important du village. Et puis, alors que je faisais mes études, juste avant l’université, nous avons commencé à avoir des problèmes d’argent à la maison. Papa a craint de ne plus pouvoir marier sa fille. Chez nous la dot est encore par endroit bien implantée. Et si papa ne pouvait plus faire ma dot. Je devenais une paria. Aéria me dit tout cela en marchant doucement dans le salon. Dessinant des figures imaginaires sur le tapis. Me regardant pour vérifier que je comprenais bien son français. — Je n’avais pas encore dix-huit ans quand j’ai épousé mon mari, Ivan. Papa me l’a présenté ...