1. Vendue (3)


    Datte: 25/01/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    J’ai servi deux verres. Apparemment il n’y en a pas de sorti pour ma pomme. Les deux hommes trinquent en discutant de banalités. J’ai la nette impression que je ne suis là que pour le décor. Le whisky qu’ils sifflent me donne soif. Mais je me tais, sans trop en comprendre la raison. Jusque-là, je n’avais, n’ai rien d’une soumise. L’entrée dans le jeu de ce Maxime va-t-elle me prouver le contraire ? Je résiste et demeure zen. Quand il a fini son glass, l’inconnu me fait juste un signe, d’un pouce levé.
    
    Dois-je comprendre qu’il veut de nouveau à boire ? Ou alors c’est pour que je me redresse qu’il m’a fait ce geste ? Comment le savoir ? Le mieux est encore de ne pas broncher. Il sourit et les traits de son visage sont soudain d’une dureté à m’effrayer.
    
    — Tu dois te lever lorsque je te fais signe. Comme les toutous… au doigt et à l’œil. Vas-y ! Relève-toi. Puis tu te rassois et cette fois ton dos ne doit pas toucher le dossier. C’est plus complexe qu’il n’y parait, le maintien d’une salope soumise.
    
    — … !
    
    Une fois encore j’envoie des SOS en direction de Jean. Il me fait une sorte de clignement d’yeux. Pour que je mette de côté mon égo qui commence à surchauffer ? Il se dit que si ce Maxime dépasse les bornes je vais leur claquer entre les pattes. Mais il ne prononce aucune parole susceptible de me rassurer. Eh bien ! Je me redresse lentement, et me tiens debout devant le canapé. À ma grande surprise, les deux mecs font de même.
    
    — Bien ! Il est temps d’aller diner. ...
    ... C’est toi qui conduis, Jean ! Moi, je monte sur le siège arrière avec notre dame.
    
    — … ! D’accord.
    
    — Mais avant cela, nous devons encore procéder à une petite préparation de notre amie Cécile. Tu peux me passer la mallette que j’ai apportée en arrivant ?
    
    — Ah ! Oui ! Elle est restée dans l’entrée.
    
    — Ne crains rien ma belle. Je veux juste te rendre belle et désirable grâce à quelques petits accessoires. Pour le repas, il sera normal dans la mesure où tu pourras participer à notre conversation. Le « vous » pour moi, et pour ton amant, tu fais comme d’habitude ! Compris ?
    
    — Oui !
    
    — Oui qui ?
    
    — Oui monsieur.
    
    — Voilà qui est mieux. Je suis certain que tu vas être une petite esclave bien dévouée… à tes guides de la soirée. C’est bien ce terme que tu préfères, il me semble que Jean m’en a touché deux mots.
    
    Il est droit comme un I face à moi. Dans ses yeux gris acier, je sens la fermeté de ses propos. Il croit véritablement à ce qu’il raconte, j’en jurerais. Et comment Jean peut-il avoir de tels amis, ou connaissances ? Je n’en reviens toujours pas. Mais je suis prise dans une spirale très dangereuse et pourtant je me laisse aller, comme privée de toute velléité de révolte. Je ne me souviens de rien de pareil de toute mon existence. Mon amant est de retour avec une petite valise.
    
    Le type inconnu l’entrouvre sur le tablier de la table du salon. Il en sort un collier d’environ cinq ou six centimètres de large, lequel me semble de cuir rouge.
    
    — Mets-toi à ...
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