1. La liste de Noël (5)


    Datte: 11/01/2023, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory

    ... Non !
    
    — Et toutes les fêtes que t’organisais, c’est avec l’argent que tu gagnais en bossant le soir au McDo le soir ? Non, je crois pas... C’est grâce à l’argent de nos impôts que tu offrais des cadeaux, buvais du champagne...
    
    — Mais... t’étais invité, je t’ai offert même un--
    
    — Tût tût, la théorie du ruissellement maintenant ! Je devrais être contente d’avoir reçu tes miettes ?! Moi, je suis sûre que t’es comme tes parents, t’as de l’argent planqué. Si t’étais honnête, tu devrais dépenser cet argent pour le lycée. Rends l’argent ! Rends l’argent ! »
    
    Là-dessus, je lui pris son portefeuille. Elle avait plein de billets de dix et vingt euros, peut-être deux cents euros en tout !
    
    « Putain ! Salope, t’es encore pétée de thune, t’en as pris du pognon sur le dos de la ville.
    
    — C’est l’argent de ma tante ! Elle m’a donné ça pour que je paye mes repas.
    
    — Genre, tu payes la cantine en liquide.
    
    — Mais... Je peux pas aller à la cantine, on se moque de moi là-bas... J’achète des sandwiches à la boulangerie d’à côté.
    
    — C’est ça ! Tes parents sont des pourris, mais t’es trop snob pour manger avec nous. Dorénavant, je te confisque l’argent de ta bouffe. Et tu mangeras ce que je voudrais bien te laisser. On va voir ça si tu l’aimes toujours, ta théorie du ruissellement ! »
    
    Je mis mes paroles en action. Au départ je me montrais prodigue -même si c’est vrai qu’en contrepartie je lui « empruntais » son argent.- Je lui donnais une généreuse quantité de pain, que ...
    ... je prélevais sur mon plateau-repas. Puis je me rendis compte que j’étais trop sympa, c’était encore moi la bonne poire... Pourquoi était-ce à moi de me priver pour elle ? Alors je réduisis les portions, mais pour qu’elle ne elle crève pas de faim, je rajoutais un complément... j’invitais les gens à cracher sur la mie pour rajouter du goût par exemple. Ou je le laissais le quignon de pain traîner par terre pour que tout le monde puisse s’essuyer les pieds dessus. Ou je lui proposais un sandwich avec des poils pubiens... je ne manquais pas d’idée pour son complément alimentaire.
    
    Quand elle se mit à refuser de manger ce que je lui donnais, je dus faire appel à quelques gars pour s’assurer qu’elle veuille bien obéir. C’est vrai ; ils donnaient littéralement d’eux en mettant du poil ou du sperme dedans, et elle faisait sa princesse en refusant de manger  : inacceptable !
    
    Je me gênais plus pour exercer mes représailles pour toutes les années où j’avais « souffert » par sa faute. Je jetais ses cahiers de cours dans les toilettes, je coupais ses vêtements au ciseau, je renversais un seau d’eau sale sur sa tête, je lui donnais le surnom de « Enculette. » Je lui donnais des claques pour la forcée à dire que ses parents étaient de sales enculés. Ce qui n’arrivait jamais, elle disait toujours que son père avait fait plus pour la ville qu’aucun des nôtres. Ce qui évidemment n’aidait pas à la rendre populaire.
    
    Et aujourd’hui, elle devait m’accorder son pardon et j’étais certaine ...
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