1. Il est des mirages...


    Datte: 11/01/2023, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... pendant que bien plus bas, un petit chapeau de chair s’écarte pour faire vivre sa vie propre à ce clitoris chatouilleux. Il n’y a plus de vrai silence. Ce sont quelques soupirs qui tuent le calme, qui engendrent aussi des gémissements.
    
    Au fil des secondes, les doigts qui font vibrer l’archet s’embuent d’une rosée de plus en plus visible. Mes yeux, cette fois sont complètement fermés et derrière les volets qui les obturent, des images folles viennent alimenter, soutenir le rythme, la cadence de cette branlette qui vous est destinée. Je pousse une sorte de cri rauque alors que l’étirement de ce second sein trop délaissé rattrape son retard sur son frère d’armes. Je mouille vraiment pendant que je caresse de plus en plus rapidement cette chatte qui se voudrait remplie.
    
    Combien de temps dure cette branle avec au fond du crâne des images de bites, de queues qui dansent elles aussi ? Puis l’idée me prend que peut-être… oui peut-être, heureux hasard de la vie, loin de cette pièce où je veux jouir, votre main serre ce qui fait défaut à mon ventre. Les images deviennent folie et mes sens en alerte m’irradient d’une chaleur insoutenable…
    
    Je serre les dents et mes suisses se referment dans un claquement sur cette patte qui me fait jouir… en rêvant que vous éjaculez d’un jet si puissant que tout mon ventre en est souillé. Pour m’assurer que je ne vis qu’un songe, je porte mes doigts à mes lèvres et… désolations… il n’y a que mes sécrétions pour toute saveur…
    
    Eaux d’amour, ...
    ... odes d’amour aux gouts incertains, rêves lointains qui font vagabonder les esprits, vous venez humecter mes lèvres de saveurs chaque fois différentes. Mais n’est-ce pas là aussi un bienfait de cette mère Nature qui nous anime tous ? Les recettes de cuisine n’ont jamais, bien que réalisées par un identique maitre queue, un bouquet parfait. Trop ceci, pas assez cela et l’éternel insatisfait se perd en conjectures.
    
    Ma main au repos, les images dans ma tête, enfin calmée, haletante de votre absence, il ne reste donc qu’une bonne douche pour remettre en place cette caboche dont vous ignorez toujours les traits. Pourtant, je suis déjà prête à faire ce chemin de moi à vous, de vous à moi, et de nous à nous. La peau douce est empreinte d’une fragrance délicate, je peux désormais me reposer sur un duvet d’oie ou s’étale ma chevelure.
    
    Vous veillez sur mon sommeil, et mes songes sont emplis de cuir, de cris, de douleurs douceurs. Mon corps transpire une attente qui se joue des espaces, des kilomètres et même de l’heure et du temps qui passe. Vous êtes là, niché au fond d’un cœur qui bat le tocsin à la moindre alerte d’un message… Et à mon réveil, écran désespérément vide de vos mots, j’enrage de ne pas vous lire. Je reviendrai toutes les heures de cette longue journée. Pour croire encore en ce courrier promis et si long à arriver.
    
    Pas encore dans ma boite mail ?
    
    Dommage ! Mais ça viendra… j’en suis certaine.
    
    Bonne nuit à vous si vous lisez ces mots, sinon, bon réveil demain ...