1. Il est des mirages...


    Datte: 11/01/2023, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    Il est des mirages…
    
    Exercice difficile que de raconter l’inénarrable ! Mais pour vous, je veux essayer de revivre un moment que d’ordinaire, je ne réserve qu’à moi… Oui, celui-ci est uniquement pour vous !
    
    Alors oui… tout commence par une musique douce, du piano. Un instrument qui me hante autant qu’il me fascine et duquel je joue avec plaisir. Mais ce soir, dans la douceur de ces notes qui s’égrènent, c’est d’un autre archet que se tirent et montent des sons différents. Frissons de renvois en rut majeur qui virevoltent sous les va et vient, ponctués par seulement des gémissements ou plaintes qui grimpent vers le ciel d’un salon confortable, cuisses entrouvertes et bouche béante.
    
    Puis voilà que la lumière baisse, celle du jour, remplacée par la lampe aux couleurs tamisées. Et les yeux mi-clos, sur le divan, je prends quelques minutes pour gouter au calme de cette maison qui me transmet comme des murmures. Ceux-là, se font écho de ces frémissements que je voudrais vous offrir. Vous êtes roi sans couronne, vous êtes hôte privilégié d’un crépuscule naissant où les fantômes semblent surgir de partout, de nulle part. Vous êtes là et je suis presque à vous.
    
    D’abord, je me redresse juste pour que glisse en corolle cette nuisette qui me couvre, qui me couve. Et sur les chevilles, le nylon voit chacun de mes pieds s’en extirper toujours en cadence avec une des quatre saisons d’un Vivaldi qui sanglote sur la chaine stéréo. Il n’y a plus rien à cacher, plus rien à ...
    ... démasquer, tout est libre de droits. Et l’assise du divan me reçoit pour ces instants magiques... ou que je voudrais tels.
    
    Ma poitrine se soulève déjà un peu plus vite, oppressée, mais confiante de savoir que cinq nains vont venir très délicatement leur offrir un voyage. Les frères jumeaux de ces voyageurs abandonnent le flanc de ce corps que je laisse s’affaler plus profondément sur une couche de fortune. Et la danse, ou plutôt les danses débutent. Il y a ces deux petites pointes sombres sur des aréoles gonflées d’une impatiente impatience. Deux pics qui très vite se gorgent d’un afflux de sang en sachant pertinemment que la fête va les cueillir.
    
    Les cinq lutins soudés, mais si indépendants, eux se frottent déjà entre mes deux cuisses qui sont si largement ouvertes que j’en imagine l’obscénité malheureuse. Et sur le plumeau de ce buisson qui camoufle la blessure, le plus ingénieux d’entre eux, index facétieux fait un premier aller et retour comme pour activer tous mes sens. La pente est douce, sans à coup et les prémices d’un frisson font de nouveau enfler cette poitrine à demi caressée. Seins d’un paradis languissant, qui semble vouloir venir crever le plafond de la solitude de la semi-nuit qui m’environne.
    
    Sur le violon, le visiteur a changé de direction, il remonte en compagnie de son plus fidèle copain le majeur, pour venir entrouvrir les grandes lèvres, entrebâillant de la sorte la porte aux plaisirs. Une minuscule pince, vient allonger un téton dur comme du bois, ...
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