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Joan et l'homme qui aimait les culottes (1)
Datte: 08/01/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Lou Alexandre, Source: Xstory
Dans cette fin de journée portée par les derniers rayons du soleil de Manhattan, Joan se laisse aller doucement à l’arrière de la berline qui l’emmène vers sa destination. Les vitres sont teintées et ne pénètrent qu’une faible lueur du jour dans l’habitacle. Elle porte d’imposantes lunettes de soleil et regarde à l’extérieur. Dans la rue, les gens marchent avec hâte, comme des poulets à qui l’on vient de couper la tête et qui avancent vers l’inconnu. Joan n’est pas concentrée sur ces gens, son regard est plutôt lancé vers un horizon imaginaire, barré par le pied des immeubles. Elle porte une robe fourreau bleue électrique, élégante et raffinée, fendue jusqu’en haut de la cuisse. Croisant les jambes, le haut de sa hanche est à découvert. Elle est légèrement maquillée, un rouge à lèvres intense et une touche de mascara. Son visage est parfait, avec des angles autoritaires. Sa main gauche est posée délicatement, mais précieusement sur un sac de cuir. Cette main ne bouge pas du sac, comme s’il contenait des liasses de billets. La berline s’arrête. Joan descend en prenant le sac à la main puis pénètre dans le hall d’immeuble luxueux, mais désert, comme abandonné. Des nuances modernes de gris et de noir la cernent. Elle monte dans l’ascenseur et appuie sur le bouton du dernier étage. Joan n’a pas enlevé ses lunettes de soleil et demeure imperturbable, à l’image de son chignon très serré. L’ascenseur arrive au dernier étage et elle pénètre dans un long couloir. Elle prend la ...
... porte du bout, qu’elle referme derrière elle. Un vestibule donne rapidement sur un grand bureau dépourvu de meubles, surplombant le tout Manhattan. Au milieu de cette pièce austère, un homme à la carrure imposante est assis. Il est élégant. Le crâne rasé, il porte une chemise bleue, un pantalon bleu foncé et ne porte pas de chaussures ni de chaussettes. Ses gros pieds nus creusent la moquette. Il est enfoncé dans un fauteuil de cuir. Il porte à l’oreille droite un anneau doré. Dans la salle claire et vide, il est de trois quarts face à la grande paroi vitrée. Il n’y a que lui au milieu de la pièce. Ses yeux vitreux, presque transparents, regardent à l’horizon, mais ne semblent se poser nulle part. Joan vint vers lui. Elle a au préalable enlevé ses talons hauts. Il déteste que l’on fasse des traces sur la moquette. Il sent Joan arriver à côté de lui, ce parfum de patchouli enivrant, il tend une main. Elle la lui prend tendrement, lui dépose un baiser sur la joue puis elle lui met le sac entre les doigts. Une imposante bague en or trône sur l’annulaire de l’homme. Il esquisse un sourire et dit d’une voix roque « Merci ma belle, mon ange gardien, paladin de mes désirs. Joan, ô Joan, tu viens me rendre fou encore... ». Il caresse un instant le sac puis en ouvre délicatement la fermeture. Joan se tient debout devant lui. Il plonge une main dedans. Il sourit. Tandis qu’il fouille doucement à l’intérieur du sac, explorant chaque recoin, le tissu de son pantalon au niveau de ...