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Le voile blanc
Datte: 19/12/2022, Catégories: Trash, Auteur: Aldénor Aube-Miroir, Source: Xstory
... le seul instant de malaise de cette journée. Zina mentionna au détour d’une anecdote le nom d’une femme, Nessa. Son père sembla s’emporter le temps d’une phrase prononcée en arabe, que je parlais sans doute mieux que mon hôte ne le pensait. — Ne parle pas de ta sœur, qu’elle se fasse oublier tant qu’il est là. Cette petite accroche familiale s’évanouit aussitôt le prochain verre servi. Le patriarche ne manqua pas d’aborder un sujet réjouissant pour réchauffer l’ambiance. Le sommeil commença à me séduire, autant que cette belle princesse, qui me souriait chaque fois que je la regardais. Le courant semblait bien passer entre nous, mais bien sûr je ne me montrai pas inconvenant, même lorsque son père s’absentait quelques minutes. Je n’arrivai bientôt plus à cacher ma fatigue et Abdelakim finit par me donner un bon prétexte pour aller me reposer. Je le saluai avec déférence, le remerciant chaudement pour ce moment des plus agréables. J’en profitai pour souhaiter une bonne nuit à sa fille dont je frôlai avec plaisir le corps en me rendant dans la chambre qui m’avait été proposée. C’était une grande chambre, comme il devait y en avoir une myriade dans le palais, richement décoré, avec des draps en soie et une literie digne d’un prince. Je soufflai sur la bougie pour me plonger dans la pénombre. Je m’endormis brièvement, avant que je n’entende la porte de ma chambre s’ouvrir. Quelqu’un avança dans l’ombre et mécaniquement, sans dire un mot, je recherchai de quoi ...
... allumer la lumière pour discerner mon invité. Ce n’était pas le pas lourd d’un homme, mais bien celui d’une femme. — Non, n’allume pas la lumière, chuchota une voix féminine, qui ne resta pas inconnue très longtemps lorsqu’elle ajouta : « Je t’ai regardé pendant tout le repas, je voulais que l’on soit tous les deux. Rien que tous les deux. » La voix de Zina était nettement plus chaude que lors du repas. Je sentis sa silhouette se glisser à cheval sur moi. Sans mal, elle trouva sans mal mes lèvres dans le noir absolu. Un instant, je fus tenté de la repousser, pris au dépourvu par ces avances et surtout par peur que cela ne jette un froid dans mes relations avec son père. C’était un homme soucieux des apparences et l’innocence de sa fille devait être très importante à ses yeux. — Non... je ne peux pas... votre père..., murmurais-je entre deux baisers qui me firent frissonner comme jamais. — Ne t’en fais pas. Il s’en doute. Et puis... c’est ce que je veux, j’en ai envie. Et je sais que toi aussi... Comment ne pas être désarmé face à autant d’assurance ? Mon envie prit le dessus sur ma raison et je l’embrassai en retour. Ses lèvres étaient sucrées, comme si elle avait mis quelque chose dessus avant de venir. Je caressai son visage et trouvai la texture de sa peau étrange, presque onduleuse. Aussitôt, elle fit descendre mes mains sur ses hanches. — Pardon, c’est un traitement pour le visage...évite d’y toucher s’il te plaît... — D’accord, pardon... Je me ...