1. Mise à la preuve.


    Datte: 03/12/2022, Catégories: fh, hbi, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... ils n’avaient rien à cacher. Trop épris de liberté, ou j’avais trop d’imagination. Ils avaient une vraie complicité apparemment dénuée de toutes connotations sexuelles ou sentimentales. Ensemble, ces deux-là étaient intenables. Je n’avais jamais osé aborder le sujet même sur le mode « déconne ». Elle le trouvait changé depuis quelques semaines, plus enclin à s’esquiver. Y’avait un truc et elle trouverait.
    
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    CHAPITRE 7
    
    J’avais rameuté mes troupes par téléphone et quand nous débarquâmes dans le hall, pardon, l’open space, ils étaient tous gentiment assis à leur bureau avec en guest, en grande conversation Mc Roth et Bourrel, notre saint patron. Il ne s’appelait pas Bourrel, mais Souplex, Antoine Souplex. On l’avait affublé de ce surnom, des décennies en arrière, à son arrivée à la PJ comme simple inspecteur. Plus personne ne savait à quoi cela faisait référence, mais ça lui était resté.
    
    Je m’attendais à une remontée de bretelles après le semi-échec de notre intervention à Édouard Herriot. Il ne me félicita pas, ne nous enfonça pas non plus. Il nous demandait à Mary-Lou comme à moi des résultats rapides, de quoi donner du grain à moudre aux pisse-copie sinon, les gros bonnets allaient lui tomber dessus. Il nous ordonna d’attendre, de la Bitchboille, avant d’entamer notre briefing, ajoutant que celle-ci avait demandé que la commandante des mœurs soit présente. À sa demande, les deux affaires seraient associées.
    
    Il quitta le hall, suivi de près par ...
    ... Mary-Lou qui avait une envie pressante. Anna, Bryce et moi échangeâmes des mimiques ironiques sous les yeux indécis des deux nouveaux.
    
    Après leur départ, Anna mit les pieds dans le plat.
    
    — Putain, elle se prend pour qui celle-là ?
    — Mary-Lou… Ben, pour la favorite du patron, ricana Bryce.
    — Je ne te parle pas de Mc Roth. Tout le monde sait qu’elle turlute régulièrement Bourrel. Non, je te cause de la proc à particule !
    
    Je matais en douce mon geek, sadiquement impatiente de ce qui allait suivre.
    
    — Elle doit avoir grave besoin de s’occuper. Avec son air coincé, y’a qu’un balai qui s’est trompé de trou qui a pu la mettre en cloque, et ensuite, il s’est suicidé.
    
    Déçue, j’étais. Je croyais qu’Ampépeur pour le moins allait rougir, voire se mettre en colère. Le con éclata de rire. N’en fallait pas plus pour qu’Anna lui tombe dessus.
    
    — Et ça te fait rire. On va l’avoir sur le dos, t’as pas l’air d’avoir compris.
    — Si, si ! Elle m’a fait exactement la même impression la première fois.
    — Tu la connais ? C’est vrai, t’es parigot ! T’as déjà eu affaire à elle ?
    — Oui. Même que le balai, c’est moi et que je ne me suis pas suicidé.
    
    Et là, arriva l’impensable, l’inconcevable, en un mot, l’impossible : mon adjointe, que rien ne démontait, devint rouge comme une pivoine et se mit à bafouiller. Le rire général qui secoua l’assistance lui amena les larmes aux yeux et, comble de l’ironie, Serge vint à son secours.
    
    — Te prends pas la tête, Anna. Si t’avais assisté à sa ...
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