1. Les deux putains de l'armée française... (1)


    Datte: 02/12/2022, Catégories: Trash, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory

    1957... une époque de merde !
    
    Une guerre infâme, “Les Opérations de maintien de l’ordre”... tu parles !
    
    Un gouvernement de la Quatrième République qui ne sait pas gérer la situation... un peuple qui désire et mérite son indépendance, après tous les sacrifices qu’il a consentis pour les deux guerres mondiales.
    
    Un autre en infériorité numérique, qui s’estime être chez lui après la colonisation et un siècle de constructions de routes, d’hôpitaux, de ponts, de mise en culture des champs...
    
    Bref, un imbroglio infernal qui va écraser des hommes et des femmes... les uns sous la torture des militaires, les autres égorgés, les couilles dans la bouche, la tristement célèbre “gégène”, les “corvées de bois”, les massacres de villages, les exécutions sommaires...
    
    La guerre d’Algérie !
    
    Voilà pour la toile de fond ; l’histoire sera un peu plus... torride !
    
    Je me nomme Jean, j’ai 22 ans, marié à Corinne, 21 ans. J’ai la chance d’être étudiant en Histoire, doctorat pour bientôt, ce qui m’évite de faire le con dans les Aurès... pour pas grand-chose.
    
    Je suis orphelin, aussi ma belle famille est-elle devenue ma famille tout court. J’ai la chance d’être bien tombé : mon beau-père, René Dupré, est capitaine dans l’artillerie, souvent dans le merdier... là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée. On s’entend plutôt bien, lui, me racontant des anecdotes de la guerre, qui seront l’objet d’un futur livre historique sur la période. Ma belle-mère, Claire, est femme au foyer, ...
    ... comme souvent à cette époque. Elle passe son temps entre ses amies, son talent de peintre, et l’attente du retour de son militaire de mari. Ses deux filles, ma femme et sa sœur aînée, Violette, étant casées...
    
    Une famille idyllique, quoique toujours menacée par les évènements de cette folle période. Mais... il y a toujours un mais : ma femme Corinne est un peu coincée, ne répondant pas toujours aux sollicitations du mâle un peu trop testostéroné, que je suis. Ma belle-mère, elle, s’ennuie un peu, loin de son mari qui, de toute façon me semble-t-il, ne la comble pas comme il le devrait. Elle a l’esprit volage, trop libre pour l’époque, avec un désir d’absolu et une sensualité inassouvie, qui ne s’exprime que trop bien dans ses tableaux…
    
    Marseille, la ville plus de deux fois millénaire... les Corses, la mafia, le cosmopolitisme, la chaleur de l’été, la convivialité des habitants... et aussi les réseaux dormants de fellaghas, les services secrets de l’armée toujours aux aguets... une ville chaleureuse, mais aussi dangereuse !
    
    Ce jour-là, il fait chaud ; le temps est lourd, pas un souffle d’air. J’ai décidé de me promener dans le "Panier", lieu pittoresque, populaire, avec ses secrets et ses dangers ; il y a un quartier maghrébin, et les Français européens n’y sont pas toujours bien reçus. Les Arabes, encore plus qu’auparavant victimes du racisme en ces temps de guerre, se sentent ici chez eux, dans leur quartier... et ils ne font que renvoyer leur rage aux Français. Moi, ...
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