1. Gang et perversités (1)


    Datte: 30/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: theo246leretour, Source: Xstory

    Ce matin-là en me réveillant, j’avais le cafard...
    
    J’étais encore sous le choc de la mauvaise nouvelle qui m’était arrivée hier soir sous la forme d’un télégramme laconique " Jean est mort ce matin d’un arrêt du cœur à 10h42". Sans signature. Un flash-back me ramena de nombreuses années en arrière. Nous avions alors 20 ans et faisions notre service militaire dans une petite ville de l’Allemagne du Nord où le thermomètre affichait - 20°, température normale pour un mois de février dans cette région. Nous étions quatre dans une petite chambre glaciale et nous nous liâmes rapidement d’amitié. Il y avait Jean le méridional, chaleureux et à l’accent chantant qui commençait ses études de pharmacie. Richard l’homme du Nord, non moins chaleureux qui comptait passer son brevet de pilote hauturier et qui rêvait de voyages lointains.
    
    Hercule (cela ne s’invente pas), mince, fragile, discret, extrêmement replié sur lui même et qui portait un nom à particule et supportait avec résignation le titre de baron qui lui venait d’ancêtres anoblis lors de croisades obscures du moyen âge.
    
    Et enfin, moi-même, breton exilé à Paris et préparant des diplômes de droit pour être avocat. Durant les 18 mois de notre service, nous ne nous quittâmes pratiquement jamais, partageant tout...
    
    Nous avions 20 ans. Souvent, Hercule recevait en ville une même et superbe jeune femme énigmatique (dont nous étions tous amoureux, d’ailleurs). Il était peu loquace sur ce sujet...
    
    Notre entente était si ...
    ... parfaite que pendant les dix années suivantes, nous nous retrouvâmes régulièrement : Jean était devenu pharmacien, Richard capitaine au long cours ; Hercule était toujours Baron et sortit major de deux écoles prestigieuses et moi-même avocat et professeur de droit. Nous nous étions mariés, mais n’en parlions jamais, d’autant plus qu’une sinistre fatalité nous avait tous privés de descendance. Nous nous rencontrions tous les ans à la même date dans un restaurant parisien très connu et finissions la nuit au cabaret. Ensuite mes amis me remettaient de mystérieux paquets pour que je les mette en lieu sûr.
    
    Trop confiant, je m’acquittai de cette tâche sans me poser de questions. Si j’avais su ! Puis avec le temps, les liens du passé s’étaient estompés jusqu’à cette année funeste 1999 où mes trois amis décédèrent : Hercule, d’une chute de cheval, Richard lors d’une rixe dans un bouge du Moyen-Orient et maintenant Jean. Comme nous l’avions décidé ensemble, il avait été convenu que nous n’assisterions pas à l’enterrement de l’un de nous au cas funeste où cela arriverait.
    
    Ce matin-là, au cabinet, j’étais perdu dans mes pensées à un tel point que ma charmante assistante passa longtemps à arroser une petite plante verte qu’elle avait posée par terre avant que je ne remarque que sa jupe un peu trop courte dévoilait ses jolies jambes rondes et sa superbe croupe à peine cachée par un slip rose qu’elle avait, à son habitude, enfoncé profondément dans sa fente, faisant ressortir les lèvres ...
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