1. COLLECTION HISTOIRE COURTE. À deux doigts de me pendre (1/1)


    Datte: 18/11/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CHRIS71, Source: Hds

    C’est bizarre ce sentiment d’être abandonnée de tous.
    
    La trentaine qui me rattrape bien que j’aie été honorablement pourvue là où il faut par la nature.
    
    Mon mari Charles-Antoine qui me quitte lorsqu’il apprend que la médecine décide que la maternité me serait à tout jamais refusée.
    
    Un premier amant rencontré autour d’un verre dans un bar du centre de notre ville qui me laisse sur ma faim.
    
    Un deuxième, troisième et jusqu’au quatrième, qui hier c’est permis de me dire mes quatre vérités.
    
    J’ai beau avoir des seins magnifiques, bien ferme pour mon âge, il a trouvé qu’il y avait vu mieux dans un pieu, alors que moi, je sais que ce sont eux qui sont loin d’être à la hauteur.
    
    À ce moment là, lorsque l’on dit que toute vérité est loin d’être bonne à dire, on est en plein dedans.
    
    Que Franck se permette de dire que je suis une coincée du cul, alors que j’ai fait des efforts surhumains pour lui faire une fellation.
    
    Qu’il me place en levrette et que dans cette position dégradante pour une femme, il me pilonne tenue par mes hanches, passe encore.
    
    Le sommet, ça a été quand j’ai senti qu’il voulait me prendre comme une chienne lubrique en me perforant l’anus.
    
    La baffe qu’il a ramassée à céler notre différence d’opinion et après qu’il m’ait dit les mots cités plus haut, je me suis retrouvée à la case départ.
    
    Trouver un autre homme était pourtant primordial pour moi, j’ai toujours été entouré.
    
    La seule solution aurait été d’accepter, mais mon éducation me ...
    ... l’interdit.
    
    J’ai été élevé dans un milieu où les tabous sont tels que me faire enculer est hors de mes possibilités.
    
    Tout ça va paraître puéril à notre époque, mais il est difficile de se refaire une virginité, celle-ci m’ayant été enlevée par Charles-Antoine le soir de nos noces.
    
    On pourrait croire que Charles-Antoine par son nom est un aristo possédant des châteaux en Espagne.
    
    À part l’Espagne, sa famille en possédait un, mais qu’ils ont vendu au franc symbolique tellement il était délabré.
    
    Alors que moi, mes parents m’ont appelé Marie-Antoinette et je dis la vérité, je le suis aussi, mais sans le moindre bien.
    
    Des noms ronflants sont loin de faire des gens riches.
    
    Nous habitons dans un pavillon de banlieue dans une cité pavillonnaire non loin du travail de mon ex.
    
    Je devrais dire, « nous habitions, » car rapidement les problèmes d’argent se sont fait jour.
    
    L’un des problèmes dans ma situation, c’est que c’était lui qui faisait bouillir la marmite, en un mot qui réglait toute ma vie sans que je ressente le besoin de travailler.
    
    Si j’avais su lorsque nous étions jeunes mariés qu’il souhaitait que je reste à la maison pour me préparer à donner un successeur à sa lignée, j’aurais trouvé à être indépendante financièrement.
    
    Lui donner un enfant, mais si possible un mâle, ce qu’hélas, j’ai été incapable de lui pondre.
    
    C’est dans le garage de Charles-Antoine là où il garait sa petite Citroën que la solution m’a paru évident.
    
    Là encore, j’étais ...
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