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Les Contes de Perpornault (5)
Datte: 08/11/2022, Catégories: Divers, Auteur: yannlakeu, Source: Xstory
Evidemment, la fille se perdit. Elle prit peur et s’égara. La nuit tombait, il n’ y aurait plus que quelques minutes avant que tout devienne sombre. Enfin, elle trouva un petit sentier, pas très large, mais apparemment assez fréquenté. Elle le suivit en partant vers l’ouest, là où il y avait plus de lueur encore. Enfin, elle aperçut une clairière et, au fond, une petite maison. Il n’y avait pas de lumière. Elle frappa et entra. La maison était déserte. On n’y voyait rien. Elle devina cependant la masse de la cheminée et s’en approcha en se baissant un peu, car c’était très bas de plafond, même pour elle qui n’était pas grande. Elle trouva des allumettes et des bougies. Elle alluma, vit un marmite pleine dans l’âtre froid. Elle devina que si le repas était préparé, on allait rentrer. Elle alluma un feu. Elle vit la table nue, et ses 7 petites chaises autour. Elle décida de mettre les couverts pour se faire pardonner son intrusion. Puis elle poussa une porte qui donnait sur une autre pièce. C’était un dortoir et cela sentait l’homme, une odeur qu’elle se rappelait avoir appréciée dans la culotte du chasseur, mais plus froide et un peu plus rance. Les lits étaient défaits, 7 petits lits côte à côte et, au-dessus de chaque lit, un poster qui démontrait qu’on était dans une chambre d’hommes adultes. Des femmes à poil s’y faisaient prendre dans différentes postures, évoquant ce que le chasseur avait appelé Kamasutra et qu’il avait commencé de lui faire ...
... découvrir. La pièce était moins propre que la cuisine, les lits étaient défaits et les draps tachés. Au sol, il y avait des mouchoirs en papier usagé. Cela lui évoqua le chasseur s’essuyant la bite dans son jupon, après son ultime coup de langue sur le gland blanc, avant de se reculotter et de partir. Cette pratique lui laissa à penser que les mouchoirs avaient la même fonction. Elle commença à s’échauffer. Elle s’allongea en travers des lits et commença à se tripoter la chatte. Elle perdit ainsi la notion du temps et elle en était là depuis quelques minutes lorsque les propriétaires arrivèrent. Il s’agissait des 7 frères Moys (c’était leur nom) qu’à cause de leur nanisme on appelait, dans la région, les mini-moys. Ils travaillaient dans une mine et revenaient du boulot. Il y avait Branlh Moys, l’aîné, puis Ankul Moys, Melha Moys, Bez Moys, Fékhond Moys, Doz Moys, Limh Moys. Melha fut le premier à remarquer la lumière. — Eh ! Les gars, il y a quelqu’un chez nous. Chacun prit son outil dans la main, son outil de travail je veux dire, comme une arme, prêt à en découdre. Il s’approchèrent de la porte d’entrée sauf, Doz qui s’écarta vers l’une des fenêtres du dortoir. — Eh ! Y a une fille qui se doigte sur nos lits ! — Quoi ? Tu déconnes ? Et ils approchèrent des ouvertures. — Putain, qu’elle est belle ! — Grave ! Elle me fait bander ! — Et moi donc ! — On y va. — Attendez, on réfléchit d’abord avec nos têtes, pas avec nos zobs ! Dit ...