-
Survie à deux (1)
Datte: 06/11/2022, Catégories: Divers, Auteur: DareYou, Source: Xstory
... brillantes, nous cherchons des vestiaires pour nous habiller autrement qu’avec ces chemises jetables qui ne nous protégeaient aucunement. Dans l’aile du personnel, je trouve un vestiaire où les affaires sont éparpillées et les casiers fracturés, probable signe d’un départ en hâte du personnel ; je trouve dans le premier casier un jean percé avec une veste probablement d’un interne alors qu’elle cherche dans les casiers adjacents sans plus de résultats qu’un ensemble d’infirmières trop grand pour elle. Quand elle arracha sa chemise usagée, je ne peux réfréner un coup d’œil curieux sur l’anatomie de cette belle inconnue. Blonde avec longs cheveux, elle n’avait pas une poitrine exagérée ni un fessier très développé, mais elle présentait très bien avec sa fine musculature et sa peau immaculée. Elle ne remarqua mon regard qu’au dernier moment, je sais que ce n’est pas forcément le bon moment, mais les vieux réflexes ne se perdent pas. J’entre dans les douches qui jouxtent les vestiaires pour constater les dégâts. L’eau est froide et n’a pas de pression et les sanitaires rejettent une vieille odeur d’égout qui indiquent que le réseau d’eau et d’assainissement a été impacté par les récents événements. Au détour d’un casier, ma compagne d’infortune trouve un long manteau de femme, donc trop court pour deux. Toujours silencieux, je pointe les portes de sortie, notre prochaine étape est là et nous ne savons pas à quoi nous attendre du monde extérieur. Le climat nous offre un ...
... accueil austère. Je ne reconnais pas où nous sommes, mais le monde s’est assoupi pendant notre coma. Je serre contre moi cette belle inconnue qui continue de grelotter dans sa veste, elle brisa ce silence par quelques mots mélodieux, mais lourds de sens. — Où est passé tout le monde ? Chez eux, manifestement, les voitures sont toujours garées devant les résidences et dans les parkings ; le monde n’est pas parti dans un chaos, mais doucement, sans douleur. En rejoignant la rue principale, je décide de chercher un abri et de quoi nous alimenter pour survivre. Elle trouve d’abord un petit magasin de prêt-à-porter pour changer de sa blouse large et usagée, je cherche désespérément un objet contondant pour pénétrer sans danger dans la petite boutique, mais elle me devança en brisant la vitre avec son poing protégé par son épais manteau et le jetant nonchalamment par terre pour avancer sans hésitation dans l’obscurité urbaine. Je la suis, étonné et amusé par son allant, avant de chercher dans les rayons masculins des affaires pratiques pour la suite de cette aventure. Je la vois parcourir avec entrain les sous-vêtements avant de rapidement se décider sur un ensemble noir que j’aurais trouvé excitant dans d’autres circonstances, et un jean confortable allié à un débardeur et un pull blanc épais. Je lui conseille de laisser ce pull pour d’autres occasions et de multiplier les petites épaisseurs ; je joins le geste à la parole en présentant deux t-shirts court et long avec un ...