1. Sarah et son frère soumis à une mère abusive (5)


    Datte: 01/11/2022, Catégories: Trash, Auteur: Elisa M, Source: Xstory

    ... rendrait pas son comportement normal, au contraire !
    
    Il soupire, mais il ne fait pas un geste indiquant qu’il s’inquiète de mon soudain redressement.
    
    — Ma femme a toujours été très proche de notre fils, je ne pense pas qu’il vous appartienne de juger leur relation.
    
    — Proche ? Je ne vous parle pas d’être proche ! Si vous saviez ce qu’ils font...
    
    — Vous êtes jalouse ?
    
    Vaincue, je m’affale de nouveau sur le canapé. Cette fois c’est trop ! Si Monsieur Lanfourne est aussi cinglé que sa femme, je n’ai aucune chance de le raisonner. Il va me falloir trouver une autre solution pour détourner mon frère de cette famille tordue, qui semble bien résolue à l’adopter.
    
    — Je comprendrais que vous soyez jalouse, vous savez, me dit-il. C’est évident que vous êtes très attirée par Nino.
    
    — Il ne s’appelle pas Nino mais Lucas, grommelé-je entre mes dents. Et ce n’est pas votre fils, c’est mon frère !
    
    — Je sais, je sais, me dit-il, en levant les mains en signe d’apaisement. Notre fils est mort il y a quelques mois, et ma femme ne s’en est jamais remise.
    
    J’en reste coite. Au moins y a-t-il un début d’explication !
    
    — Et donc là, vous voulez dire qu’elle pense sincèrement l’avoir retrouvé ?
    
    Il baisse la tête.
    
    — Oui, j’en ai l’impression, répond-il. Je sais que c’est compliqué pour vous, mais j’aimerais vous demander de ne rien dire à ma femme, d’aller dans son sens pour l’instant.
    
    Je le fusille du regard.
    
    — Ah oui, et pourquoi je ferais ça ?
    
    Il ne répond ...
    ... pas tout de suite, mais il se lève pour venir s’asseoir à côté de moi.
    
    — Vous savez, ce manoir est très bien protégé, me dit-il enfin en me regardant droit dans les yeux. Vous n’avez aucune chance de le quitter tant que ma femme ne l’aura pas décidé.
    
    Je sens les larmes me monter aux yeux, je commence à craindre de ne jamais voir la fin de ce cauchemar.
    
    — Mais elle ne voudra jamais qu’on s’en aille, puisqu’elle est persuadée d’avoir retrouvé son petit fils chéri ! sangloté-je.
    
    — Justement, je vais vous demander d’être patiente et de me faire confiance, me dit-il en posant sa main sur mon genou.
    
    Ce contact me fait sursauter. Je dois reconnaître que cela me gêne beaucoup, mais je ne fais rien pour le repousser. Je veux d’abord entendre ce qu’il a à me dire, et son geste n’est peut-être après tout motivé que par une volonté de se montrer rassurant.
    
    — Vous faire confiance, et pourquoi ?
    
    — Pour raisonner ma femme, mais progressivement. Vous devez comprendre que pour elle, vous êtes un élément gênant, un obstacle dans son délire.
    
    — Je m’en suis rendu compte !
    
    — Déjà, il faut faire en sorte qu’elle vous accepte ici, faute de quoi vous ne pourrez jamais récupérer votre frère, poursuit-il sans tenir compte de mon interruption.
    
    Lentement, presque imperceptiblement, je sens sa main qui remonte le long de ma jambe. Ses doigts ne tardent pas à aborder le galbe de ma cuisse, qu’ils caressent doucement. Je me recule autant que je le peux au fond du canapé pour ...
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