1. Relation toxique (7)


    Datte: 21/10/2022, Catégories: Trash, Auteur: simson3, Source: Xstory

    ... cubicule accompagnée de son étudiant.
    
    — Des fractures de hanche, tu vas en voir souvent, lui annonça Alicia. Et tu remarqueras que beaucoup de ces patients prennent du Coumadin, un anticoagulant.
    
    — Je ne vois pas le rapport entre la prise d’un anticoagulant et les fractures de hanches ! s’étonna l’autre.
    
    — C’est très simple : beaucoup de gens souffrent d’une forme d’arythmie cardiaque, la fibrillation auriculaire ou FA. Dans le cœur, les ventricules fonctionnent bien mais ce sont les oreillettes qui se vident mal de leur sang. Donc le sang a tendance à stagner dans ces cavités, ce qui peut éventuellement amener la formation de caillots. Un de ces caillots, en se faisant expulser plus loin dans la circulation, pourrait alors causer des embolies et générer de gros problèmes de blocage. Afin d’éviter cela, on leur fait prendre un anticoagulant, et fini les caillots !
    
    — C’est plutôt une bonne nouvelle ?
    
    — En soi, oui. Sauf qu’il faut savoir que la FA réduit la pression artérielle d’environ 25%. À cause de la diminution du débit cardiaque, moins de sang se retrouve en circulation. Il arrive donc que le patient atteint d’ostéoporose, s’il se lève trop rapidement la nuit pour, par exemple, aller répondre au téléphone, sera pris d’étourdissements, chutera par terre et se fracturera le poignet ou, pire encore, la hanche.
    
    — Ah, je comprends !
    
    — Le problème, c’est qu’on ne peut pas procéder à la chirurgie immédiatement. On doit arrêter le Coumadin douze heures ...
    ... avant, afin d’éviter les saignements incontrôlables durant la procédure qui consiste à remplacer la tête fémorale par une pièce de titane qui s’articulera sur l’os du bassin. C’est ce qu’on appelle une prothèse de Moore.
    
    — Ah bon ! Je vois maintenant le lien qu’il y a entre le Coumadin et les fractures de hanche !
    
    Tout en donnant ces explications, c’est en levant son bras qu’Alicia montrait à Martin, sur l’image radiologique affichée au négatoscope, le trait de fracture apparaissant à la tête du fémur gauche de la vieille dame. Les yeux de l’étudiant s’écarquillèrent toutefois lorsqu’ils tombèrent sur une vue imprenable, à travers la manche courte et ample de son T-shirt, du sein droit d’Alicia qui, cette journée-là, avait décidé de donner congé à son soutif. Un superbe nichon coiffé d’un téton légèrement rosé qui pointait d’excitation au contact du tissu de coton bleu porté par la femme.
    
    — Tu m’écoutes quand je te parle ? sembla s’impatienter la femme-médecin.
    
    — Euh... oui oui, docteure, la... la fracture, oui...
    
    — Tu m’as l’air distrait, quelque chose ne va pas ?
    
    — Oh non, tout est beau, c’est... il y a tellement de choses à voir et à savoir ici !
    
    Alicia éteignit le négatoscope et rangea les films radiographiques dans leur enveloppe.
    
    — Avez-vous déjà eu, dans votre pratique à l’urgence, des cas cocasses, docteure LeBel ? s’enquit le visiteur à l’affût d’anecdotes croustillantes.
    
    — Oh si ! répondit l’autre, sourire en coin. Je me souviens très bien de ...
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