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Echappée belle. (2)
Datte: 15/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Duchesse, Source: Xstory
... rendait toute chose. Je tapotai l’extrémité de mon sein de la pointe de ma langue, alternant les coups d’œil entre le miroir et mon corps. Actrice et spectatrice de ma masturbation narcissique qui prenait un tournant orgasmique, je me léchais avec application. Je me fis violence pour mettre ma jouissance en stand-by, le temps pour moi d’extraire mon string de mon short et de le porter illico à mes narines. Je m’installai sur le carrelage, approchai le plus possible mes fesses de mes pieds et m’ouvris largement pour m’offrir une vue sans pareille surL’origine du monde. Moins velue que le modèle peint par Courbet, je n’arborais qu’un ticket de métro qui me laissait tout loisir d’admirer mon con en ébullition. Je restais, stoïque, à contempler ma propre liquéfaction s’épancher vers mon sillon fessier lubrique. Fascinée par la matérialisation de ma jouissance, je me régalais de sentir ma décadence perler le long de mon sexe irrémédiablement trempé. Le tissu souillé sous le nez, je portai ma seconde main vers mon vagin, en tapotai l’entrée et jubilai du clapotis provoqué par mon plaisir dans cette pièce désuète. De manière presque instinctive, mon index et mon majeur se portèrent entre mes lèvres supérieures pour une découverte gustative ; la saveur salée de mon intimité se maria à merveille avec l’odeur osée de ma lingerie parfumée. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire je me retrouvai en transe. Mes sens me firent perdre la tête ; ma vue, mon ouïe, mon ...
... odorat, mon goût, mon toucher, mes cinq sens prirent le contrôle de mon corps et je me retrouvai à me doigter comme un animal sans dignité, face au miroir témoin de ma lubricité. Enragée et totalement décomplexée, je laissai mon pouce dans mon vagin et glissai mon index lubrifié dans mon fondement délaissé puis je secouai de toutes mes forces les doigts qui me pénétraient tout en m’appliquant à frotter mon clito contre mon avant-bras et en fouissant dans le fond de mon slip. Il ne me fallut que quelques instants pour être transcendée par un plaisir dont je tentai d’étouffer l’émission sonore du revers de la main qui tenait mon butin. Je jouis le plus silencieusement possible. Mes yeux, comme fous, roulaient sous mes paupières tandis que mes phalanges quittaient lentement leurs tanières au rythme des spasmes qui les expulsaient. Ma main récupérée et mon souffle retrouvé, je regardai les explorateurs qui venaient de me faire jouir ; je constatai alors que mes ongles avaient été rougis par le sang de mes invitées. À cet instant, la porte s’ouvrit à la volée sur Luc. — Prise la main dans le sac ! s’exclama-t-il une fois la surprise passée et la porte refermée. — C’est moi que tu traites de sac ? le questionné-je en retour sans me laisser décontenancer. — Je plaisante, voyons ; un peu d’autodérision, que diable ! Que me vaut cet air grognon ? — Rien, laisse tomber ; tu m’as juste prise de court, c’est tout. Viens, on va se laver. — Je t’aurais bien prise tout court ...