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Les doutes légitimes (2)
Datte: 14/10/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... faire un usage modéré. — … Eh ben, ça promet ! Merci docteur. — Je suis heureux de t’avoir revu, surtout qu’être enceinte n’a rien d’une maladie… prend bien soin de toi et… de lui ! Il ne demande qu’à vivre et à croitre sagement là, les semaines à venir. — Merci docteur ! — Surtout si tu as un problème, n’hésite pas à revenir ou à m’appeler. Je serai toujours là pour toi. Depuis mon passage chez le père Vincent, c’est le nom de mon toubib, je ne sais plus trop quoi penser. Ce bébé qui prend vie dans mon ventre de qui est-il ? De Daniel et dans ce cas, tout est parfait ! Mais si c’est de cet Alain de malheur, comment le vivre bien ? Quelle gourde je fais ! Réussir l’exploit de tomber enceinte sans vraiment parvenir à connaitre le père de l’enfant avec exactitude. Dire que je n’ai trompé mon mari que l’espace d’un soir… quelle connerie ! Alors, je prends la décision de me taire. Daniel n’a pas besoin de savoir et ce n’est pas l’autre qui ira lui raconter. Je l’espère du moins. Il n’a aucune raison d’apprendre que je suis en cloque. Oui ! La boucler et on verra bien ce qui va se passer. Alors commencent dès cet instant des mois de folies. Parce qu’en plus de cette vie qui éclot dans mon ventre, je me retrouve avec des nausées, mais également, effets pervers s’il en est, des envies de sexe de plus en plus balaises. Daniel ne s’en plaint pas. — xxxXXxxx — Les mois qui suivent : Je deviens carpe et donc obstinément muette. Nul n’a besoin de savoir ce ...
... faux pas qui finalement s’avère visible de plus en plus. Oui ! Comme un nez au milieu d’un visage, je prends un zeste de brioche. Puis ce ventre que j’offre presque chaque soir à la véhémente pine de mon mari s’arrondit dans des courbes que je juge disgracieuses. Daniel traverse une période faste au regard du sexe. Il me fait l’amour dès que nous en avons l’occasion. Et je suis très demandeuse. À tel point que je me fais peur parfois. Il me suffit par exemple de suivre un type bien gaulé dans un supermarché, pour d’un coup que ma libido débordante se mette à me faire mouiller. Je salive devant une paire de fesses masculines un peu serrée dans un pantalon plutôt moulant. Inutile de dire que lorsqu’il rentre pour déjeuner de son travail, ces jours-là, mon mari ne mange pas toujours à sa faim. Il ne maigrit pas pour autant Et je ne m’aigris pas non plus, ce qui nous met sur un pied d’égalité. La transformation de mon corps se joue là, et au fur et à mesure que les jours avancent, les nausées enfin s’éloignent. Le vieux Vincent, le médecin avait donc raison. Je me pose mille et une questions sur le moment qui fatalement va arriver, celui d’un accouchement certain. Lointain encore, mais obligatoire et j’ai la trouille. La période faste sexuellement que nous vivons, Daniel et moi, me fait sans doute oublier plus facilement les difficultés à venir. J’apprends un peu plus chaque jour sur ce qui m’arrive. La question de la paternité est comme une épée de Damoclès suspendue ...