1. Il ne faut jurer de rien.


    Datte: 13/10/2022, Catégories: fh, extracon, caférestau, amour, mélo, rupture, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... Nous étions jeunes mariés, ou pire des ados…
    
    Au retour, la douche froide, ce SMS de Xavier.
    
    Et voilà où j’en suis… François, je t’aime. C’est trop bête, revient.
    
    ---oOo---
    
    Ses messages, je ne les écoute plus. Ses SMS, je ne les lis plus… mensonges, mensonges, toujours la même fable.
    
    Dans un long mail, Lisa m’explique comment il l’a soi-disant relancée à notre retour de vacances. Le harcèlement, sa peur que je ne la croie pas, enfin toujours les mêmes fadaises. Au lieu de me dire clairement qu’elle l’avait choisi lui et pas moi. J’aurais préféré cette franchise.
    
    J’ai voulu mettre de la distance entre nous. Ne plus la voir ne me suffisait pas. Pour le divorce on verra plus tard, je n’ai même pas la force d’aller voir un avocat.
    
    Mon patron, compréhensif, me propose une place dans notre filiale de Bruxelles. Mon installation est facilitée par l’appartement meublé mis à ma disposition par la société.
    
    Lisa, c’est fini. Je vais refaire ma vie…
    
    Un jour, me promenant sur la Grand-Place, j’entends une voix qui m’appelle, c’est Isabelle, la meilleure amie de Lisa. Je n’ai aucune envie de lui parler, elle va sûrement essayer de défendre son amie.
    
    Impossible de lui échapper, elle m’a vu :
    
    — Bonjour François.
    — Bonjour Isabelle.
    
    Petites bises, je me sens obligé d’engager la conversation :
    
    — Que fais-tu là ?
    — Je suis ici depuis bientôt cinq mois. Et toi ?
    — Nous avons une filiale belge.
    — Bruxelles est une ville très agréable, vous devriez venir ...
    ... vivre ici quelque temps Lisa et toi.
    — …
    — Au fait comment va-t-elle ?
    — Bien merci.
    — Il y a longtemps que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Je suis partie rapidement sans avoir le temps de la prévenir. Je voulais l’appeler en arrivant ici, mais tu sais comment c’est, on repousse toujours au lendemain. Alors tout va bien ?
    — Oui. Tout va très bien.
    — Je suis contente pour elle, enfin pour vous. Ce type qui la relançait sans arrêt, je dirais même qu’il la harcelait, elle l’a vraiment mal vécu. Je suis heureuse que vous ayez pu vous en débarrasser.
    — …
    — Elle voulait se débrouiller toute seule. Elle n’allait vraiment pas bien, tu as dû t’en apercevoir, ça la tourmentait. Elle avait peur de ta réaction. Je l’ai traitée d’idiote, je lui ai conseillé de t’en parler.
    — …
    — J’étais certaine que tu réussirais à résoudre ce problème.
    — Merci, ça a été dur.
    — Dur est un mot faible. Je savais par quelle épreuve vous étiez passés l’an dernier, vous n’aviez pas besoin de ça. Ce con qui la relance. Je n’ai plus la notion du temps, c’était il y a combien de temps ?
    — Je ne sais plus trop, cinq, six mois environ.
    — Déjà ! Enfin, c’est fini.
    — …
    — Tout de même, ça a duré au moins trois mois. Elle avait beau le repousser, il ne voulait rien savoir, il l’inondait de messages. Moi, j’aurais craqué. Elle ne voulait pas que tu le saches pour que tu ne te fasses de fausses idées. C’est malin, comme si tu n’étais pas là pour la protéger.
    — …
    — Elle a eu raison de t’en parler… Et ...
«12...6789»