-
Il ne faut jurer de rien.
Datte: 13/10/2022, Catégories: fh, extracon, caférestau, amour, mélo, rupture, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
... macho ne m’a pas rebuté, je dois avouer qu’au contraire j’étais encore plus excitée à l’idée de me soumettre à sa volonté, à ses désirs. Nous avons repris nos ébats, cette fois encore j’ai joui quand il m’a pénétrée, il sait y faire. En me rhabillant, j’ai réalisé ma folie. Je lui ai dit clairement que c’est la dernière fois. J’aime mon mari, il a sa femme, sa fille. Il valait mieux en rester là. Ouf, le lendemain il rentrait chez lui, fin de l’aventure. Je me suis fait des illusions, il n’avait rien compris du tout. Un mois plus tard, de nouveau à Paris, il a encore voulu me voir. Me voir ? Je savais ce que cela signifiait. J’ai tenu bon, il m’a laissé plusieurs messages, plusieurs SMS, parfois même le soir. J’étais gênée, j’avais peur que François ne s’en rende compte. Je lui répondais enfermée dans les toilettes, j’effaçais nos échanges. Le mois suivant, il a recommencé. Tant de constance a flatté mon ego, quelle connerie cet ego ! Et puis, je me souvenais du plaisir qu’il m’avait procuré. Un frisson m’a parcourue. Une fois, ce n’est pas une habitude, François ne le saurait pas plus cette fois que les autres fois. Et juré, c’était la dernière. Je l’ai donc revu, dans une autre chambre d’hôtel. Quel orgasme quand il m’a prise en levrette ! Je me sentais femme, pleinement femme, saillie par un beau mâle. Reprenant mes esprits, sans savoir pourquoi, tout à coup je me suis sentie mal à l’aise. La honte m’a saisie, je venais de tromper mon mari. En partant, ...
... j’ai fait comprendre à Xavier que c’était la dernière fois. Je suis partie sur un baiser furtif. En poussant la porte chez nous, je culpabilisais. Qu’est-ce qui m’avait pris ? Mon mari m’a toujours comblée, je ne suis plus une midinette tombant dans les bras du premier venu. Trop tard. Comment François l’a-t-il appris, je ne le saurais jamais. Toujours est-il que le soir même, il m’a fait une scène comme jamais. Sa colère a été terrible. Le pire, son air abattu, sa tristesse. Je m’en voulais de le faire souffrir. Je l’avais trahi. Je ne fus pas surprise qu’il parle de séparation. Il est parti une semaine, chez des amis. J’ai eu peur qu’il ne revienne jamais. Impossible de lui parler, il avait éteint son téléphone. Je lui ai laissé des messages, les lisait-il ? Quelques jours après, j’étais en pleurs dans la pénombre quand il est rentré. Il a allumé, j’avais les yeux rouges, j’étais laide. Il s’est assis à côté de moi sans un mot, je me suis blottie dans ses bras. Nous sommes restés sans bouger. Je lui ai demandé cent fois pardon. Je lui ai juré. Il m’a embrassée. Tendrement, nous avons fait l’amour. C’était mieux, cent fois mieux, mille fois mieux. J’ai pris conscience que c’était l’homme de ma vie… plus jamais, juré. Il m’a pardonné. Il m’aime, je l’aime. Un an. C’est de l’histoire ancienne, un mauvais souvenir. Pendant nos dernières vacances, quel bonheur ! Nous avons fait l’amour tous les jours, même dans les dunes à l’abri des regards indiscrets. ...