1. Il ne faut jurer de rien.


    Datte: 13/10/2022, Catégories: fh, extracon, caférestau, amour, mélo, rupture, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... les larmes qui inondent son visage.
    
    ---oOo---
    
    De toutes mes forces, je frappe sur la vitre de sa voiture :
    
    — Mon chéri, écoute-moi.
    
    Il faut qu’il m’écoute. Je veux lui dire, lui expliquer.
    
    Vite le rejoindre chez nous. Où est ma voiture ? Zut, dans quelle rue me suis-je garée ? Je tourne en rond avant de la retrouver.
    
    En conduisant, je serre dans ma main l’alliance de François.
    
    Je m’en veux. J’aurais dû lui parler, il m’aurait soutenue, il m’aurait aidée. J’aurais dû suivre le conseil de mon amie Isabelle à qui je m’étais confiée, elle m’avait dit de lui faire confiance, de tout lui dire.
    
    J’ai cru être la plus forte. J’ai surtout eu la crainte qu’il ne me croie pas, qu’il se fasse des idées. Il m’a pardonné l’an dernier, mais j’ai toujours peur de le perdre.
    
    Je croyais que Xavier avait compris. Mais non, il a fallu qu’il revienne à la charge.
    
    Il voulait me revoir. Je n’ai pas répondu à son premier message, pensant qu’il comprendrait. Il m’a relancé une fois, deux fois, dix fois. Pendant deux mois, il m’a inondé de messages, de coups de téléphone, au bureau, chez nous. Je n’étais plus moi. J’avais peur que François ne s’en aperçoive.
    
    Par SMS, je lui ai dit que c’était fini, bien fini, que j’aimais mon mari. Ça ne l’a pas calmé. Un soir, j’ai même dû lui parler au téléphone, espérant encore que ce serait suffisant pour qu’il me laisse en paix.
    
    Rien ne l’arrêtait. Je n’ai pas écouté Isabelle, je n’ai rien dit à François, je n’ai pas pu. En ...
    ... désespoir de cause, j’ai accepté ce rendez-vous, comme ma dernière chance pour lui dire en face que je ne voulais plus le voir.
    
    ---oOo---
    
    Arrivé chez nous, je prépare rapidement quelques affaires dans un sac. Je n’avais rien prévu avant, j’espérais tellement me tromper, et revenir tout penaud avec mes soupçons.
    
    Je suis en train de prendre mon ordinateur dans la chambre d’amis, quand j’entends la porte s’ouvrir :
    
    — Chéri ?
    
    Je fonce dans le salon prendre mon sac et adieu. Lisa se jette sur moi :
    
    — Mon chéri, non, ne pars pas. Ce n’est pas ce que tu crois.
    — Je ne crois rien, j’ai vu.
    — Non.
    — Tu n’as pas cessé de le voir, tu ne peux plus te passer de lui.
    — Non.
    — Depuis un an, tu me mens. Je me sens doublement trahi… Pendant les vacances, comment as-tu pu me laisser croire ?
    — François, je t’aime, c’est un immense malentendu. C’est la première fois que je le revois.
    — À d’autres. Tous les mois tu allais faire du shopping avec tes amies. Comme aujourd’hui. Dire que je t’ai crue, quel idiot je suis.
    — Mais non. Je te le jure, je ne l’ai jamais revu.
    — Comme par hasard, justement aujourd’hui. Ne te moque pas de moi, assez de mensonges.
    
    Je marche vers la porte :
    
    — Non, ne pars pas. Je t’aime, François. Laisse-moi t’expliquer.
    — Que vas-tu encore inventer ?
    — Il me poursuit depuis plus de deux mois. Des messages, des SMS. Impossible de lui faire entendre raison. Je l’ai rencontré pour lui dire en face de ne plus m’importuner.
    — Tu crois que je vais ...
«1...345...9»