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Police polissonne (73)
Datte: 29/09/2022, Catégories: Divers, Auteur: Pikatchu, Source: Xstory
... Et quand pourra-t-on la voir ? demande Marc. — Je ne sais pas, c’est le médecin qui décidera ; il faudrait aussi essayer de prévenir sa famille si elle en a une... Je vous laisse, bonne fine de journée, dit l’IDE en raccrochant. Les cinq amis sont alors complètement abasourdis par ce qu’ils viennent d’entendre. Leur amie si dévouée, trépidante, courageuse et sexy, se retrouve à l’hôpital dans un état catastrophique ; la vision est pour tous totalement irréelle. Les visages se sont fermés et personne ne peut parler, seul Julien rompt le silence : — Marc, tu y étais, qu’est-ce qu’il s’est passé ? — Vous savez, je ne sais pas tout, car je suis arrivé juste un peu trop tard, et croyez bien que je le regrette et que je m’en veux de l’avoir envoyée seule dans ce merdier ; je crois que si elle ne s’en relève pas, je m’en voudrais toute ma vie... Je ne sais même pas si je tiendrais le coup, vivre sans elle ne sera pas possible. — Non, Marc, il ne faut pas penser à ça, elle va s’en sortir ; c’est une battante et il faut qu’on trouve le moyen de l’aider ; mais comment ? dit Nathalie. — J’sais pas, mais l’infirmière a parlé de prévenir sa famille, quelqu’un sait s’il a de la famille ? demande Fanny. — Je crois qu’elle n’a personne, car je connais son ...
... passé. Sa mère est morte, et son père en prison, et je ne pense pas que ce soit une bonne solution de lui en parler, explique Marc. — Pourquoi ? C’est son père malgré tout, plaide Cathy. — Je vois que vous n’êtes pas au courant, alors je vais vous dire quelque chose : si son père est en prison, c’est parce qu’il a tué sa mère de façon horrible ; donc je ne me vois pas faire une demande de sortie pour qu’il vienne la voir. — Non, c’est pas possible ! s’exclament-ils tous d’une seule voix. — C’est pas vrai ! La pauvre, apprendre que son propre père a tué sa mère doit être une chose horrible ; j’y crois pas... dit Julien. — C’est pire que ça, elle a assisté à la scène, reprend Marc. — Non ! La pauvre, c’est vrai qu’on ne sait rien d’elle ; mais tu la connais bien, dit Nathalie. — Oui, et la première fois où je l’ai arrêté, c’était juste après le meurtre de sa mère ; il avait fui par peur de subir le même sort et..., mais bon Dieu c’est bien sûr !... Le dossier de cette affaire ! Je suis certain de retrouver tous les membres de sa famille. Je vais me coucher un peu et je m’y attaque ; et vous feriez bien d’aller dormir aussi. — Oui, et il faut ouvrir le magasin dans... quatre heures ! constate Nathalie en regardant sa montre. [À suivre]