1. Les CRS (4)


    Datte: 22/09/2022, Catégories: Gay Auteur: Poiluhds

    ... aussi ?
    
    — Bien sûr !
    
    — Vous en êtes où vous, Sébastien ? Vous pensez que vous choisissez cette mission depuis des années par hasard ? Vivre avec ces hommes nus pendant deux mois, ça n’a pas de sens pour vous ?
    
    Sébastien semble étonné de ma question. Il me regarde, pensif.
    
    — Je ne sais pas. Je n’y ai pas réfléchi comme ça. Je me sens bien ici, c’est tout.
    
    — C’est bien. En tout cas, vous vous préoccupez de votre équipe, et j’apprécie. Parlez à Mathieu et je le verrai s’il le souhaite.
    
    — Paul ?
    
    — Oui ?
    
    — Je peux vraiment vous poser une question impossible ?
    
    — Essayez !
    
    — OK... je me lance : je vous plais ?
    
    Je suis un peu surpris, mais plutôt amusé.
    
    — Vous voulez la vérité ?
    
    — Si possible... oui.
    
    — Oui. Dans d’autres circonstances, j’aurais adoré essayer de vous séduire.
    
    — OK ! Cool.
    
    Alors que je me demande quelle tournure va prendre la conversation, nous sommes rejoints par d’autres membres de l’équipe et notre échange, assez personnel ce matin, s’arrête là.
    
    Romain arrive à son tour, et quand tout le monde est attablé pour le petit-déjeuner, Sébastien fait le briefing sur l’exercice d’entraînement prévu aujourd’hui. Romain a l’air d’être content d’avoir été intégré dans l’équipe et de participer en binôme avec Eric. L’atmosphère ...
    ... est à la fois très professionnelle et détendue. Ces garçons, nus à l’exception de Romain qui semble néanmoins tout à fait à l’aise, solidaires, font un métier qu’ils aiment au service des autres tout en vivant un rapport étroit avec la nature. J’aime cette image d’une virilité énergique combinée à la sensualité des corps qui se frôlent.
    
    Je repense à ce que Sébastien et moi venons de nous dire. Je le regarde pendant qu’il commente les détails de la journée et je sens que je commence à bander sous la table. Ma queue est dure et je sens un filet de precum monter jusqu’à l’orifice de mon gland avant de descendre le long de ma verge verticale. Le liquide s’écoule ensuite sur mes couilles. C’est doux, chaud et un peu visqueux quand je l’étale discrètement sur mon sexe. Je meurs d’envie de me masturber, mais ce n’est ni l’endroit ni le moment. J’ai toujours l’impression que le soleil stimule mon appétit sexuel et je ressens cette érection presque comme une réaction incontrôlée de mon corps.
    
    Je repense à Sébastien. Y avait-il un sens caché à sa question ? Les années précédentes, il était plutôt réservé. Il est possible que l’équipe de cette année ait réussi à installer une forme de confiance et de connivence virile entre les sauveteurs et qu’il se sente plus libre d’être lui même. 
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