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Sauve ton petit-ami ! (2)
Datte: 14/09/2022, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory
... Jean c’est moi, Mina. — Mina, enfin ! je t’attendais. — Eh bien ouvre. — Euh... j’aimerais bien, mais la porte est fermée à clef. — C’est ce que je dis, déverrouille ! — Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai la clef... — Hein... comment ça ? Qui a-- — Ikanbé, il m’a dit qu’il ouvrirait demain matin. — C’est pas possible ! On ne peut pas rester séparée par une bête porte. — On n’a pas le choix... » Si. Il y avait un choix, évident. « Ne bouge pas, je vais récupérer la clef, t’inquiète pas. Je ne peux quand même pas te laisser enfermer. — Mais tu ne peux pas aller voir Ikanbé ! Il est dangereux. — Mais imagine qu’il y ait le feu... Tu brûlerais vif dans cette chambre sans pouvoir en sortir, c’est criminel ! Je vais lui expliquer, même lui devrait se rendre compte que son idée est idiote. — OK... sois prudente... » Je m’éloigne à regret pour me diriger de l’autre côté du couloir. Je suis devant la porte de notre tortionnaire et j’hésite. Il est deux heures trente du matin, il dort sans doute et n’appréciera pas que je le sorte du lit. Mais je n’ai pas le choix, je ne peux pas laisser Jean prisonnier ! Et puis c’était la faute à ce sale trouduc si je le réveille, c’est son idée à la con de prendre la clef. S’il est mécontent, il n’aura qu’à s’en prendre à lui-même ! Gonflée de colère, je frappe à la porte, pas de réponse. Je frappe plus fort, la porte s’ouvre, Ikanbé est torse nu. Un ventre plat avec des abdos, un torse avec ...
... des pectoraux saillants, des épaules solides... il paraît tout droit sorti d’une pub pour une salle de sport. Il est au téléphone et me regarde comme si j’étais un cloporte ; il me fait signe d’attendre, puis referme la porte. Ma colère a disparu, sa présence imposante m’a cloué sur place. J’attends donc derrière la porte, deux minutes, puis cinq, puis dix... Je me demande si je vais poiroter là toute la nuit. Une autre porte s’ouvre. Celle de la rousse, elle va aux toilettes, elle a un sourire moqueur en me voyant attendre derrière la porte d’Ikanbé. Quand elle ressort, je ne peux m’empêcher de dire : « J’attends. Et ce n’est pas pour ce que tu crois, il va rien se passer. — Oh, moi je sais ce qui va se passer. C’est toi qui n’as pas idée... » Puis elle repart dans sa chambre, me laissant encore plus inquiète. Cinq minutes plus tard, j’entends : « Entre. » J’ouvre la porte et pénètre dans la chambre. J’en fais le tour des yeux, une chose me frappe : E1) Il y a des gris-gris et d’étranges dessins avec des noms comme « Papa Legba », « Baron samedi » écrit en dessousE2) Des cartons de téléviseurs et de matériels hi Tech. Les emballages n’ont pas été défaits, et sont en cinq ou six exemplaires.E3) Des photos de femmes nues ou en action avec des hommes. Sur l’une est écrit « Marie-Chantal : 5000 € » sur une autre « Christiane : 1000 € » Pour le reste, Ikanbé ne semble rien se refuser, il y a des vêtements Nike et Lacoste ; une gigantesque télé, un ordinateur ...