1. Aïcha (2)


    Datte: 14/09/2022, Catégories: Divers, Auteur: balista, Source: Xstory

    Aïcha est rattrapée par le passé
    
    On dit que les jours des gens simples s’écoulent comme un fleuve tranquille, ils passent comme l’eau sur la peau d’un poisson. Mais c’est maintenant que je vois que nous ne sommes pas des gens simples. Hier, Aïcha a reçu un téléphone de Zürich, d’abord, heureusement surprise, puis contrariée et enfin franchement fâchée. Après son téléphone, je lui demande ce qui se passe.
    
    C’est Ashkan, l’homme avec qui j’ai fui l’Afghanistan, en fait, il n’est pas mort, il a simplement fui quand il a appris quand j’étais enceinte de ses œuvres, et que nous n’étions pas mariés. D’abord, j’ai été enchantée qu’il ne soit pas mort comme on me l’avait annoncé, puis il m’a dit qu’il avait eu mes coordonnées d’un de mes cousins qui lui a vanté comme j’étais bien en Suisse.
    
    — C’est pas mal comme cadeau de mariage de ton cousin.
    
    — Probablement, il n’y a pas, vu le mal, mais ensuite Ashkan a commencé à exiger que je l’aide, vu qu’il est le père de l’enfant, et finalement, il m’a menacé.
    
    Sans attendre, je saisis le téléphone et je fais le numéro de la police fédérale des étrangers, je veux savoir comment réagir dans des cas comme celui-là.
    
    Je tombe sur une employée qui dans un français fédéral, mais très compréhensible, me dit qu’il faut porter plainte à la gendarmerie ou à la police cantonale des étrangers, mais qu’ils vont prendre note de mon téléphone et que les réfugiés ne croient pas qu’ils peuvent faire n’importe quoi.
    
    À la fin de la ...
    ... semaine, je dois partir en mission pour 15 jours, cela m’embête vraiment avec ce bonhomme qui traîne dans les environs.
    
    [B]avant le faux pas[/B]
    
    Cela fait une semaine que mon homme est parti, cela ne me gêne pas trop. Les après-midi pendant que mère garde les enfants, je fais les courses et souvent je me paie un peu de bon temps au bar à café. Il y a des gens avec qui je commence à avoir des liens d’amitié simple, on fait par exemple des parties de baby-foot. C’est assez drôle, car il y a un joueur qui me convient particulièrement comme adversaire, en principe, dans les barres d’attaque, c’est une vraie terreur, à part avec moi, je ne lui laisse rien passer quand je suis gardien de but.
    
    Hier, j’étais en train de jouer quand Achmed s’est pointé, tout sucre, il m’a même payé un café en me demandant comment va sa fille.
    
    — Mais c’est un fils que tu m’as fait.
    
    — Ah ! Je pourrais le voir ?
    
    — Après tes menaces, je suppose que mon mari ne sera pas d’accord, même si tu te présentes comme mon cousin.
    
    — Pas besoin de lui dire.
    
    — Non, exclu, j’ai gardé certaines valeurs de chez nous, bon, c’est pas tout, mais maintenant, il faut que je rentre.
    
    — Tu ne veux pas que je te raccompagne ?
    
    — Si tu veux, cela me fait toujours plaisir de parler notre langue.
    
    Quelques maisons plus loin, on marche tranquillement et brusquement, il me prend la taille. Je me dégage.
    
    — Ne te fais pas d’illusions, entre nous, c’est totalement fini.
    
    — Ne me dis pas cela, j’ai besoin de ...
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