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Mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ?
Datte: 31/08/2022, Catégories: fh, fépilée, bizarre, fantastiq, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe
... mentait. J’avais fini mon shot. Je lui montrais mon verre. Elle sortit une nouvelle bouteille, dévissa le bouchon et refit le plein. — S’il s’avère que tu portes l’élément upsilon, les investigations que les chercheurs devront mener risquent… — OK ! C’est là qu’ils me passent à la moulinette. C’est bon, j’ai pigé. Dernière question, comme ça je ne mourrais pas idiot : pourquoi n’as-tu pas jeté un homme dans mes pattes ? Là, tu as eu de la chance que je morde à l’hameçon. Nouveau cul sec. J’en avais besoin. Cette fois, je me resservis sans rien demander. — Je pourrais t’inventer toute sorte de raisons, mais… Elle allait encore me mentir. — … la vérité est que tu m’as tout de suite intéressée. Tu représentais un challenge pour combattre mon ennui. Accessoirement, dans les hommes en qui j’avais confiance, aucun n’avait le profil et engager un gigolo présentait trop de risques. Bizarrement, mon agressivité avait reflué. Je me sentais bien, presque euphorique. L’alcool. Je lorgnais de nouveau sur son entrecuisse. J’avais compris que ma vie touchait à sa fin et, pourtant, mon désir renaissant m’inviter à aller foutre ma tête entre ses cuisses jumentesques. Deux idées se télescopèrent. Je venais de comprendre. Mais d’abord : — Et si je ne corresponds pas ? — Alors, je te libérerai. — Tu n’as pas peur que je coure à la gendarmerie te dénoncer ? — Ça, y’a aucun risque, me répondit-elle en riant. Elle n’avait toujours pas fini son second verre alors ...
... que je mettais à mort le quatrième. — J’ai cru… nom de famille, balbutiai-je la langue pâteuse. Ce ne sont pas quatre shots qui pouvaient me mettre dans cet état. Drogué. Je me sentais partir. Foutu. — Daltaïre… Pas ton nom… Mais de… Altaïr, le nom d’une… parvins-je à énoncer. Ce furent mes derniers mots avant le black-out. *_* -*_*-*_*-*_*-*_* Le froid me réveilla. J’étais frigorifié. Je démarrai immédiatement le moteur de ma Clio. C’était pas vrai : je m’étais endormi. À mon arrivée devant cette espèce d’enceinte fortifiée, je m’étais posé des questions. L’absence d’habitation visible m’avait fait douter. Sans doute n’habitait-elle pas du tout là. Elle avait choisi cet endroit pour son éloignement, par prudence, pour éviter d’être vue et reconnue. Peut-être était-elle mariée ? J’étais arrivé le premier. Réfugié dans ma voiture pour l’attendre, j’avais dû m’assoupir. Pas très surprenant en y réfléchissant bien, l’angoisse de cette rencontre m’avait fait passer une nuit presque blanche. Machinalement, je regardais l’horloge de mon tableau de bord. Tabernacle ! J’avais dormi près de cinq heures. Normal qu’il fasse bientôt nuit. Une certitude, elle m’avait posé un lapin. Elle n’avait, sans doute, jamais eu l’intention de venir. Plus qu’un lapin, elle (ou il) m’avait monté un bateau. Ça me servirait de leçon. Fini internet et ses tchats. J’enclenchai la première et fis demi-tour. Je claquais des dents. Le chauffage de ma pauvre voiture n’était pas très ...