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La liste de Noël (6)
Datte: 31/08/2022, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory
... beaucoup de nos frères et sœurs pensent que les blancs peuvent se racheter, c’est pourquoi nous avons invité Ophélie... » J’entrais dans le local. Des sifflements se firent entendre, ainsi que des cris de protestation : « Sale blanche ! » « On veut pas de toi ici ! » « Dehors ! » » « Exploitrice ! » « Ophélie est une raciste, une nazie, comme vous pouvez le voir par son tatouage. » Ibrahim m’avait prévenue qu’à ce moment, je devrais montrer la croix gammée devant le public de gauchistes fanatiques. La réaction ne se fit pas attendre : « Salope ! » « Les ordures à la porte ! » « Elle va essayer de vous convaincre qu’elle n’est pas raciste. Qu’elle est même antiraciste ! — Impossible ! cria quelqu’un dans la salle. — Et pourtant vous allez voir qu’elle sait se montrer convaincante. Vous aurez un entretien individuel, et à la fin de cet entretien, vous devrez donner votre avis en mettant une boule dans cette urne ; une boule noire si elle vous semble sincère ou une boule blanche si vous arrivez à voir à travers son jeu. » Pour moi, la conclusion était simple, si je parvenais à me faire accepter comme non raciste par tous ces militants radicaux, la ligne sur ma liste de mauvaises actions serait barrée. C’était ma chance... Le premier entretien commença. Il se passait dans une petite salle fermée adjointe à la salle de réunion. J’étais assise sur un tabouret en cuir avec en face une table en bois, et derrière la table un grand noir était assis sur une ...
... chaise. « Bonjour ! — Me parle pas salope. — Allez, t’es tout seul, pas la peine de s’énerver, tu sais que je suis pas raciste. Mon tatouage c’est du cinéma, sinon jamais je ne serais venu ici... — Comme si j’allais te croire ! » Pour accentuer son désaccord, il me cracha à la gueule. Mon premier réflexe aurait été de le gifler, mais je réussis à me contenir, à la place je souris, et écartai sa salive de ma main. « Je le mérite... Et j’aime ça même, ça me remet à ma place. Quand un noir me crache dessus, je sais que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant de me faire pardonner d’être une privilégiée blanche. — Ça, c’est vrai. — Qu’est-ce que tu voudrais que je fasse pour te convaincre ? Qu’est-ce qui pourrait te rendre sûr que je ne suis pas une raciste ? — J’en sais rien moi. — Moi je crois savoir... si je te suçais ? J’adore les grosses pines noires. Mais je sais ce que tu vas dire... — Euh quoi ? — Que c’est toi qui me fais un cadeau en m’offrant ton gros gourdin à pomper... — Euh... euh... ouais, c’est ce que j’allais dire... » Sa voix était moins assurée, il n’avait pas envisagé que cet atelier pouvait se révéler bien plus agréable que ce qu’il avait envisagé. « Mais je t’assure, je suce comme une reine... » je me levais et m’approchais de lui, jusqu’à lui susurrer à l’oreille. « Tu bandes, mon prince noir ? J’ai déjà tellement hâte d’avoir ton chibre dans ma bouche... » Si je me comportais comme une salope en chaleur, ...