1. Un soir d'orage


    Datte: 29/08/2022, Catégories: sf, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... entrevoir. Un truc de fou qui pourtant ne me donnait nulle angoisse. Couchée sur un nuage, c’était cette impression que je ressentais.
    
    La chose, le fantôme qui s’avançait vers moi, je savais qu’il s’apprêtait à me toucher, à me prendre, à m’ensemencer et rien dans mon comportement ne reflétait une quelconque parcelle de peur. Pas de trouille monstrueuse devant l’énormité de l’évènement qui aurait dû me paraître inconcevable. Et venues de toutes parts, des milliers d’images, toutes dans des couleurs pastel, me faisaient frissonner. Tout mon être transpirait une envie qui se traduisait par des frissons partout. Je ne me reconnaissais pas dans la femme allongée là, sur un autel inconnu. Les mains… je ne savais pas d’autres mots pour les décrire, oui des mains frictionnaient mon corps.
    
    Leurs langoureux allers et retours accentuaient de plus en plus une montée d’un désir charnel que je n’avais plus connu depuis bien longtemps. Je me sentais investie de toutes parts et mes premiers soupirs s’accentuaient dans des gémissements d’attente. Pour un peu j’aurais réclamé que ce… ce spectre me fasse l’amour le plus profondément possible. Même l’idée que mon ventre pourrait être ensemencé devenait une source de désir. Contrairement aux étreintes dont j’avais été actrice par le passé, celle qui m’arrivait me remplissait d’une joie immense.
    
    Très lentement, ce n’était pas mon corps qui était possédé, mais bien tout mon être, esprit compris. Je ne saurais décrire ce qui se passait en ...
    ... moi. Mon cerveau participait activement à ces caresses à sens unique. Je n’avais pas besoin de toucher l’autre pour ressentir les douceurs de ce qu’il me faisait. Je songeais « fellation » et les sensations que je ressentais me transportaient dans cette figure très libre du sexe partagé. J’imaginais « minette » et ma chatte se trouvait immédiatement câlinée de la meilleure façon qui soit.
    
    Combien de temps avait duré cet incroyable corps à corps où personne d’autre que moi ne combattait ? Quand j’avais ressenti le véritable besoin d’être saillie, mon vœu avait sur-le-champ été exaucé. Je pouvais ressentir les coups de reins d’un individu dont rien ne définissait une forme humaine. Mais j’étais bien, dans un monde fait de perceptions toutes plus animales les unes que les autres. Et jamais, au grand jamais, je ne m’étais sentie autant femme. À la question de savoir comment j’allais vivre une sexualité normale après cela, l’unique réponse que j’avais reçue n’avait rien de joyeux.
    
    — Ne t’inquiète pas ! Tu ne garderas de cette nuit aucun souvenir et tu retrouveras ta vie de tous les jours. Nous améliorerons sans doute ton quotidien pour que l’enfant n’ait à souffrir de rien… d’aucun manque.
    — Mais…
    — Tu n’auras plus à travailler. Mener à bien la tâche qui t’est confiée sera un travail de tous les instants. Tu devras lui donner la meilleure des éducations. Il ne peut, il ne devra jamais avoir de problème particulier. Rassure-toi, le moment venu, nous reviendrons pour guider ...
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