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Le nez - dénouement
Datte: 21/08/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: J A, Source: Hds
... dois m’asseoir sur les toilettes. Je sens mon anus dilaté qui évacue le sperme de David. Je me regarde et me demande comment il a pu avoir envie de moi. Je n’ai pas vu l’esthéticienne depuis son départ, j’ai plein de poils et une forêt vierge entre les jambes. Pas très appétissant tout ça. - Tu m’as tellement manqué. Cela faisait si longtemps que je n’avais plus entendu sa voix, que j’éclate en sanglots. Je pleure tellement que je n’arrive pas à articuler une parole. Je voudrais lui dire ce que je ressens, mais je n’y arrive pas. C’est encore pire quand je me rends compte qu’il pleure aussi. Je ne sais pas combien de temps dure ma crise de larmes, mais une fois calmée, je suis épuisée. David s’est assis en face de moi, sur la baignoire. Il me regarde et j’ai peur de ce qu’il va me dire. - J’ai beaucoup souffert et je n’arrive pas à te pardonner. - Je ne me suis pas pardonnée à moi-même, pour ce que je t’ai fait subir. Je ne le ferai jamais d’ailleurs. - Chaque fois que j’envisage de reprendre contact avec toi, je t’imagine avec ces deux hommes. - Je te dégoute. Je me dégoute aussi, je comprends. - Je ne sais pas, peut-être que j’aurais dû te parler de ce que j’ai ressenti après votre première rencontre. - Tu n’y es pour rien. J’aurais dû me rendre compte toute seule, à quel point mes actes étaient choquants et voir les signes de ton mal-être. J’étais égoïstement concentrée sur ma petite personne. J’ai été assez conne pour me sentir flattée par les ...
... attentions de ce salaud et oublier notre couple. J’ai tellement honte de moi. - Tu y as beaucoup réfléchi. - Ça tourne en boucle dans ma tête, non-stop, et je ne trouve jamais de réponse à mon comportement. - Je ne sais pas quoi faire. Pour l’instant je n’arrive pas à nous envisager ensemble. Il me faudra plus de temps et un jour peut-être… - Je ne te demande que ça : de l’espoir. - Je vais partir à l’étranger, j’ai accepté un contrat pour la création d’un nouveau parfum. Je serai parti, six mois, un an, peut-être plus. - Je t’attendrai. - Crois-tu que tu y arriveras ? - Oh oui ! Je ne veux que toi. Prends le temps qu’il te faut, mais je te supplie de ne pas m’oublier. J’ai commis la pire des erreurs une fois, je ne recommencerai pas. - Je ne te promets pas de revenir. - Je t’attendrai. Je repars, le laissant gérer le transfert de son mobilier vers un garde-meuble. Aucune promesse, seulement l’espoir. Rien de plus fragile, mais rien de plus merveilleux. Six mois plus tard, Sébastien est revenu au bureau et je n’ai pas laissé passer la moindre occasion de lui pourrir l’existence. Je le croisais à toute heure et partout, comme lui quand il cherchait à me baiser. Je lui parlais des levers difficiles le matin ou de l’érection d’un nouvel édifice dans la rue. Je n’étais pas discrète et mes propos devenant de plus en plus explicites, tout le monde a vite compris ses petits problèmes. Un jour où je l’avais particulièrement humilié devant ses ...