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Le nez - dénouement
Datte: 21/08/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: J A, Source: Hds
... devrai m’approcher à moins de deux mètres. Je me sens mal… J’ai eu une absence, je suis désorientée et j’ai les jambes en coton. Le revolver ! Je ne l’ai plus. Je regarde autour de moi, rien, il n’est nulle part. Dépitée par la perte de l’arme et par l’occasion perdue, je retourne chez moi. Après avoir ruminé quelques jours, je décide de retourner au travail. Je m’arrange avec le médecin, ravi de me voir reprendre du poil de la bête. S’il savait ! La gorge est une zone particulièrement vulnérable, une paire de ciseaux suffira et tant pis pour la discrétion. Je plaiderai la folie. Lundi au bureau, je sens tous les regards braqués sur moi. Tout le monde est au courant de ma situation. J’ai droit à d’hypocrites paroles de bienvenue. La salope dépressive est de retour, voilà ce qu’ils pensent tous en réalité. Après avoir pris des ciseaux neufs dans la réserve, je monte à l’étage de Sébastien. Les gens me regardent et je sais aussi ce qu’ils se disent : la traînée vient voir son amant. Il n’est pas là. Une secrétaire, un peu plus compatissante, s’approche de moi. - Bonjour. Seb n’est pas venu travailler. Il est malade. C’est grave, car il a été hospitalisé ce week-end. - Ah… d’accord, merci, je voulais juste… rien, oublie. Le reste de la semaine est passé sans que je ne me décide : je l’attends au bureau ou je vais en finir à l’hôpital ? Le vendredi soir est arrivé et je suis toujours dans le flou. Je rentre à la maison, fatiguée par la tension nerveuse de ...
... l’indécision. En entrant, je sens une différence. Quelque chose a changé dans la cuisine. Sur la table. UNE LETTRE ! Je me précipite pour la lire. Tu ne te rappelleras donc jamais que je suis un nez. J’ai senti ta présence devant chez moi, le jour où tu es venue sonner. Ton odeur est imprégnée dans ma mémoire et ton parfum est une de mes créations, il est unique et spécialement créé pour toi. Mais revenons en arrière, à ce matin maudit où tu es revenue couverte des fruits de ta débauche. J’ai été anéanti, mais j’ai quand même senti que ton odeur avait changé, ta sueur était différente. Je ne savais que penser, alors j’ai récolté tous les échantillons possibles sur toi. Je t’ai même piqué le doigt, avec une épingle, pour recueillir un peu de sang. Épuisée par ton orgie de sexe, tu n’as pas bronché. Pour finir j’ai aussi pris ta culotte et avant de partir, j’ai donné le tout à un ami qui travaille dans un labo. Quelques semaines plus tard, il m’a transmis les résultats. Mon intuition était correcte, il y avait des traces d’une sorte de GHB, dans ton organisme. Ce produit stimule ta libido, amoindri ta volonté, mais ne provoque pas une perte de mémoire. Pourquoi ne suis-je pas revenu, quand j’ai su que tu avais été droguée ? Parce que cela ne changeait rien à ta trahison. Une première fois, tu avais eu envie de lui et cela t’avait suffi pour me mentir et le retrouver une deuxième fois. La drogue n’a été qu’un coup de pouce, à un adultère que tu avais déjà mis en ...