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Willow, soumise atypique (19)
Datte: 31/07/2022, Catégories: Divers, Auteur: Willow, Source: Xstory
... sur ma respiration. Arthur me dira quand faire feu exactement. Je ne dois pas regarder ailleurs que sur la croix en chatterton et pourtant je meurs d’envie de regarder où en est le camion. Arthur me donne les infos habituelles puis s’exclame "feu" et boum deuxième balle de la journée qui atteint sa cible. Le portique d’entrée s’effondre et un énorme nuage de poussière s’élève du sol. Je souffle puis écarte mon œil du viseur mais Arthur me dit : — Attends, ça bouge ! Regarde ! Avant que je n’ai le temps de me recaler, il ajoute : — Putain ! C’est un véhicule. Il a eu le temps de sortir. Alors ça, ce n’était vraiment pas prévu. Il nous faut prendre une décision rapide maintenant. D’autant qu’ils sont plusieurs dans la voiture. Je jette un œil rapide, (toujours par la lunette du fusil), à mes collègues dans le camion. Patxi a le visage plus fermé et plus concentré que jamais. Heureusement, il est un excellent pilote, c’est d’autant plus capital que les poursuivants essayent de leur tirer dessus avec des fusils d’assaut ou des armes de poing. Je demande à Arthur si on doit flinguer le chauffeur mais il me rappelle que la mission ne doit faire aucun mort, dans l’idéal. Bref, il faut que je flingue un pneu ou que je fasse péter le moteur ! Alors que j’essaye d’entrevoir la meilleure solution, Arthur prend de nouveau la parole : — Willow, ils ont un lance-roquettes, un mec est en train de le charger ! Oh mais bordel, c’est pas possible, on n’est pas dans ...
... battlefield merde ! Je décide de tirer une première balle, facile, juste pour les effrayer et gagner un peu de temps. Je fais donc feu en plein sur le toit, de sorte que la balle ricoche ou traverse sans faire de mort(s) et ça fonctionne : les types baissent la tête et regardent d’où ça peut venir, mais je suis bien trop loin et bien cachée. Dans ma tête, tout va très vite à ce moment-là, je reprends le même rituel que tout à l’heure mais en accéléré. Arthur m’informe de ce que font les mecs dans la bagnole mais sans me stresser, juste pour que je sache ce qu’il se passe exactement. La tension est au maximum, le type qui porte le lance-roquettes va bientôt tirer. Je n’ai qu’une seule chance pour réussir. Dernier souffle, j’appuie. La balle fuse dans l’air et vient heurter le pneu de plein fouet. La voiture part en sucette puis fait même quelques tonneaux. Arthur se relève puis il m’aide à me mettre debout, je lui demande de bien vérifier que la voiture soit HS et que les mecs n’en sortent pas avec une mauvaise surprise de plus. Il regarde dans les jumelles, encore un peu de suspense : la fumée se dissipe, le camion s’éloigne, personne ne sort de la voiture retournée. Après quelques secondes, nous sommes sûrs de nous, les copains et les otages sont sauvés. Nous rions et crions de joie avant de se prendre dans les bras. Au moment où je m’écarte un peu, je remarque qu’Arthur me regarde avec une intensité que je ne lui connais pas. Pour le coup, je ne sens rien venir : il s’avance vers ...