1. Willow, soumise atypique (19)


    Datte: 31/07/2022, Catégories: Divers, Auteur: Willow, Source: Xstory

    ... revient en un rien de temps et me donne un rouleau de papier toilette tandis qu’il en garde un autre. Je le regarde avec étonnement, je m’apprête à poser une question mais il me fait un clin d’œil et m’indique de faire comme lui en cachant le rouleau derrière son dos. Il guette un moment de silence pour intervenir ; dès que c’est bon, il s’avance dans le cercle et s’exclame suffisamment fort pour se faire entendre de tous :
    
    — Mais, tu oublies de leur parler de ce qui a été le plus utile sur cette mission, ce que tu avais bien fait de prendre dans ton sac.
    
    Je commence à comprendre où Arthur veut en venir et je me marre intérieurement. Patxi ne sait pas trop si c’est de la rigolade ou pas. Dans le doute, il demande :
    
    — Mais… euh… à quoi tu penses exactement ?
    
    — Willow, on lui montre ça ?
    
    — Oui mon cher binôme, quand tu veux.
    
    — 1, 2 eeeeet 3 !
    
    On lui dégaine les rouleaux en même temps. Patxi affiche un regard étonné accompagné d’un sourire un peu niais, attendant la suite pour savoir où on veut en venir. Arthur reprend alors :
    
    — Je vous jure les gars, vous auriez vu sa tête quand ils étaient poursuivis par la voiture… il se faisait dessus le mec ah ah ! Pas vrai Willow.
    
    — Mais oui ! Même qu’avec le vent, l’odeur s’est transportée jusqu’aux poursuivants. Je les voyais par la lunette du fusil, ils avaient les yeux qui pleuraient, c’est pour ça qu’ils visaient aussi mal.
    
    — Les otages ont même failli sauter du camion ! En vrai, c’est pour ça qu’ils ...
    ... sont à l’infirmerie. Bref, soit tu avais un rouleau soigneusement caché dans la cabine, soit tu as taché ton boxer, et comme tu ne t’es pas changé depuis qu’on est rentrés…
    
    Patxi a les sourcils froncés mais son visage semble changer au fur et à mesure, après quelques secondes, il explose de rire. Il s’empare alors des rouleaux de papier toilette et il nous les balance dessus ! Tout le monde est mort de rire.
    
    — Bande de salauds ! Crie-t-il. J’aurais aimé vous y voir. C’est sur vous tous que je vais chier si vous continuez !!
    
    La fête reprend de plus belle. Même les chefs participent un peu, ça boit, ça danse, ça rigole. Ce n’est pas si souvent quand nous sommes en Opex que nous avons l’occasion de prendre du bon temps. L’opération est un succès, pas de morts et aucune preuve réelle que nous sommes intervenus.
    
    Près de deux heures plus tard, la soirée se déroule toujours aussi bien. Je suis assise, je regarde les autres danser ou faire les idiots, les deux en même temps parfois, et je me frotte l’épaule, les impacts des coups de fusil à répétition ont laissé des traces. Ça passera mais là, je ramasse un peu quand même. Arthur s’approche de moi, il s’agenouille à mes pieds, pose ses mains sur mes genoux et me demande :
    
    — Je vois que tu as mal, je m’en doutais un peu. J’ai de la crème anti-douleur, tu veux que je t’en passe un peu et…
    
    — Et quoi ?
    
    — Et qu’on discute un peu de ce qui s’est passé tout à l’heure… tu sais, après ton dernier tir… quand nous…
    
    — Oui ...
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