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Histoire de fesses (3)
Datte: 31/07/2022, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory
... par de doux et lascifs baisers. Le déjeuner arrivait, apporté par Emmanuel. Avant qu’il ne sorte de la chambre, je ne lui posais qu’une question ; à savoir si cette femme médecin avec sa différence pourrait lui plaire. Il rougit en me disant que l’affaire était déjà en cours de réalisation. Je lui fis signe de s’approcher pour lui rouler une pelle. Il fut stupéfait d’apprendre qu’elle m’avait fait goûter à sa merveilleuse différence. Sa main sur ma joue, il en eut une petite larme de joie et me quitta. Déjà, pour me changer les idées, je rangeais mes affaires en vue de mon départ. Mais auparavant, je mettais ce moment sur mon ordinateur, à la suite de mon récit qui prenait de l’ampleur. Après le déjeuner, ma toilette, la visite des médecins, ce fut un pénible au revoir que je passais à tout le personnel de ce service. Une main me glissa l’adresse mail du service. Je lui souris en lui promettant de lui envoyer la suite. Une suite qui allait se répandre comme une traînée de poudre dans tout le CHU. Dans ce confortable minibus, je quittais cet hôpital avec beaucoup de regrets. Sur la route, je me remémorais ces semaines passées en ces lieux. En à peine trois heures, nous avions passé du plateau tout plat aux pentes escarpées de la montagne. Devant ce lieu de remise en forme, je pris une grande respiration. On me conduit à ma chambre, je n’étais pas seul. Un vieil homme somnolait dans son lit. Je posais mes affaires, les rangeais de l’armoire qui m’était destinée. Je suis ...
... allé admirer la vue. Une voix me demandait si c’était moi pendant qu’une main agitait mon récit. En me retournant, une femme gironde me fixait, visiblement émue de ma réponse affirmative. Déjà, tous étaient au courant de mon identité et tous connaissaient mon texte. Glissant mon manuscrit roulé, non achevé dans sa poche, elle me conduisait auprès des médecins de cette clinique de montagne. Je crois même qu’elle aurait voulu me demander quelque chose, elle n’osa pas. J’allais devoir passer par toute une batterie d’examen. En short, sur un vélo de fitness, je pédalais pendant que l’on observait mon cœur, ma pression et d’autres mesures. On me préleva aussi un peu de sang. On me questionna sur mon ressenti face à l’effort. Mais aussi, sur mon récit, un petit dérapage dans leur questionnaire. J’étais amusé et ému que tous le lisent, l’apprécient. On me donna mon emploi du temps. Cela me laissait beaucoup de temps pour écrire encore et encore. Après le repas de midi, c’est dans cette véranda que j’allais m’installer. C’est ici que j’allais passer Noël et le Nouvel An. Noël, mais c’est demain, nous sommes le 24 décembre. Je fis encore un rapide calcul, j’avais fait mon second infarctus à Pâques, et maintenant, nous étions à nouveau Noël ? Punaise, je ne m’étais pas rendu compte de la longueur de mon séjour en milieu hospitalier ! Mais... oh non, je n’ai rien à offrir à mes anges. Déception, honte à moi, je me sens soudainement faible, triste. Une main se pose sur mon épaule, ...