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L'amnésique (adoucit les mœurs) (10)
Datte: 23/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Louist, Source: Xstory
... l’ouvrage ne m’apprend pas grand-chose qui puisse m’être utile, à l’exception de quelques détails concernant mon ex-épouse et fifille. Si d’aventure cela est vrai, il me semble que mon entrevue avec Patricia va être assez réjouissante. Dans l’hélico, je me suis permis par correction d’appeler Vanessa pour l’informer de mon retard. Celle-ci en semble fort surprise ; il semblerait que s’excuser n’était pas dans les habitudes du vrai Claude Dubreuil. Un vrai con ? C’est bien possible, et ce que je viens de lire à son sujet n’est pas souvent flatteur. Mais même si cela rendrait mon personnage plus crédible, je refuse d’avoir ce genre de comportement. Finalement, cela peut être pratique, l’amnésie. La demoiselle m’attend tout près de l’héliport, situé à une centaine de mètres tout au plus de l’entrée du château. Je m’étonne donc de la voir au volant d’une voiture de golf. — Je vous remercie, Vanessa, mais je crois encore pouvoir marcher. Elle sourit. — Non, mais ce matin, nous étions convenus d’un rendez-vous. Bigre ! Cela m’était totalement sorti de l’esprit. — Ah ? Et où allons-nous ? — Essayer de renouer avec le passé... Dans le torchon du journaliste, il est souvent question d’un mystérieux pavillon de chasse dont personne ne sait à quoi il ressemble. Par contre, on a une idée assez précise de la nature du gibier qui était chassé. Cela fait un bon quart d’heure que nous zigzaguons au milieu des frondaisons lorsque la route se met soudain à ...
... s’élever avant de déboucher sur une immense clairière. Là, à une bonne centaine de mètres et surplombant la plaine, apparaît un chalet de rondins... Ce serait donc cela, le fameux pavillon de chasse dont il est si souvent question ? Si l’ensemble ne se démarque pas par sa taille, il n’en demeure pas moins que la façade, intégralement constituée de panneaux de verre, doit offrir un sacré panorama lorsque l’on se trouve à l’intérieur. Je note, même si la saison ne s’y prête pas, la terrasse ainsi que la piscine aux dimensions visiblement prévues pour deux. Ce pavillon est un vrai petit nid d’amour, en fait. Quelques pas sur la terrasse, et avant même d’en avoir franchi le seuil, j’ai une vue assez précise de l’agencement du lieu. En haut, c’est clair, une mezzanine où se trouve probablement le paddock. À droite, face à la baie vitrée, une table, deux chaises et un canapé de toile écrue. Derrière ce petit coin-repas, et le surplombant de deux marches, une kitchenette avec vue sur le parc. À gauche de l’entrée, ce qui m’a tout l’air d’être l’accès à la piscine et également à la salle de bain qui me semble bien, elle aussi, être intégralement vitrée. Vanessa s’amuse de ma surprise. — Le parc avoisine les cent hectares, totalement clôturés. Ne vous inquiétez pas, il y a peu de chances que nous soyons surpris par des promeneurs. En fait de promeneurs, j’aperçois une biche et son faon dans le lointain. Et à la lisière du bois, sur la droite, quelques familles de lapins doivent ...