1. Nana (7)


    Datte: 19/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: X. Lamy, Source: Xstory

    ... jamais ressenti ça avant.”
    
    — “Merci... Et du coup, je porte quoi ?”
    
    — “Une douche avant et on voit ça ?”
    
    — “Bonne idée.”
    
    Une fois sortis de la douche, nous revenons là où nous en étions. Je fouille un petit peu, car il y a du choix, il est indéniable qu’elle est coquette. Je finis par jeter mon dévolu sur un ensemble de sous-vêtements en dentelle fine bleu maya, brodée de fil d’or, c’est une culotte brésilienne montante avec un soutien-gorge léger sans baleines. Pour le haut, j’opte pour un crop top à manches longues vert d’eau, très esthétique, qui ira très bien avec un jean ultra-moulant bleu clair. Et pour faciliter les baisers, sa plus haute paire d’escarpins à plateaux, 15 centimètres avec bouts ronds et fermés, ainsi qu’une bride pour embrasser sa cheville, noirs vernis.
    
    — “Je pensais que tu me choisirais des trucs plus osés, je suis étonnée.”
    
    — “Étonnée ou déçue ?”
    
    — “Ah non non, juste étonnée ! J’aime beaucoup pour le coup.”
    
    — “Je pense que ça te fera paraître plus... Mature. Après, j’aime bien ce que tu portes sinon, j’adore même. J’avais juste une envie et un peu d’inspiration.”
    
    — “Heureuse d’être la toile de Monsieur l’Artiste !”
    
    Je me prépare de mon côté pendant qu’elle s’habille et se maquille, une fois prêt, je m’allume une cigarette pour patienter et feuillette l’un de mes livres qui traîne. L’arrivée d’Anaïs est annoncée par le cliquetis de ses escarpins, et elle est passée de l’irréel au fantasmagorique, de l’enfant à la femme. ...
    ... Elle est tout bonnement resplendissante, perchée sur ses hauts talons, son cul toujours bombé, ses petits seins timides qui se devinent sous le tissu vert... Si je n’avais pas joui deux fois déjà, je l’aurais prise sur-le-champ. Coiffée de sa longue queue-de-cheval qui taquine ses fesses, elle porte aussi un choker et ses créoles que je lui ai offertes ainsi qu’un petit sac à main pour lequel une chaînette dorée fait office de courroie. Elle s’avance vers moi, prend ma cigarette et tire quelques bouffées avant de me la rendre.
    
    — “On y va ? Ce n’est pas comme au musée, tu peux toucher, tu sais ?”
    
    — “Franchement, j’ose à peine, peur de faire une connerie... Tu es délicieuse ma Nana.”
    
    Elle roucoule de plaisir, un bref rouge allumant ses joues, avant de prendre mon bras. Nous sortons.
    
    Nous marchons en discutant de choses et d’autres, parfois en nous tenant la main. La réflexion me traverse l’esprit : on doit vraiment avoir l’air d’un couple. Si on ajoute aux dix années qui nous séparent le fait qu’Anaïs fait plus jeune que son âge et moi plus vieux, on comprend mieux certains regards désapprobateurs que nous croisons. Mais ils ne gâchent pas le soleil de cette journée, je lui tiens la main ni celui dans le ciel.
    
    Anaïs nous amène jusqu’à sa librairie favorite, “Mescaline” est calligraphié sur la devanture. Assurément, un nom peu commun pour une librairie, mais on ne juge pas un livre à sa couverture.
    
    — “Alors par contre... Ma mère et ma sœur viennent de temps en ...
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