1. Les histoires extras et ordinaires d'Ana, jouisseuse de la vie. (4)


    Datte: 11/07/2022, Catégories: Divers, Auteur: Ana_Lisa, Source: Xstory

    ... heures les plus chaudes. L’idée était de faire une grosse pause près du lac, à environ trois heures de marche, avant de redescendre tranquillement en fin d’après-midi. Maxime était vraiment un garçon charmant. Oubliant totalement sa timidité initiale il prenait plaisir à nous faire découvrir son pays cévenol, nous désignant les sommets environnants jusqu’au mont Ventoux que l’on apercevait, très reconnaissable au loin, sur l’horizon sud-est, nous expliquant l’esprit de résistance qui baignait ces montagnes depuis les huguenots, et maints détails sur l’agriculture, le déclin du pastoralisme, les plantes, les pierres, les arbres... Un vrai puits de sciences. Les paysages étaient sublimes, le guide exceptionnel : bien vite, Marion ne put qu’abandonner son air renfrogné et profiter elle aussi pleinement de cette randonnée. Personne ne pensait plus vraiment aux événements de la veille, nous étions pleinement concentrées sur notre randonnée et, pour une fois, je portais même un soutien-gorge !
    
    Le chemin, un ancien sentier muletier entièrement pavé et accroché à flanc de montagne, montait assez sévèrement avant d’arriver sur le causse, et au bout d’une heure Marion et moi tirions déjà la langue ! Maxime nous faisait faire des pauses régulières et s’inquiétait de nous comme si nous étions ses propres sœurs, nous proposant même d’écourter l’itinéraire si c’était trop dur pour une première journée. Mais il n’en était pas question !
    
    Vers onze heures trente nous arrivâmes au lac. ...
    ... A vrai dire c’était plus un étang qu’un lac, alimenté par un ruisseau, au creux d’une petite combe sur le causse. Maxime nous le fit contourner pour nous éloigner du sentier et nous installer dans un petit pli herbeux près du ruisseau, au pied de quelques arbres à l’ombre appréciable. Plaisir du randonneur de retirer ses chaussures et s’étendre dans l’herbe ! Le lieu était sublime. Marion et moi ne pûmes résister au plaisir de nous tremper les pieds dans le ruisseau, et évidemment je ne tardai pas à céder à la tentation d’asperger d’eau fraîche ma belle coquine ! En 5 minutes nous étions trempées et nous changeâmes de cible pour nous acharner sur Maxime qui s’était lui aussi approché pour se tremper les pieds assis sur un rocher. A nouveau, la situation déviait dangereusement : nos t-shirts et soutifs trempés ne cachaient plus grand-chose de notre anatomie, ce qui était d’autant plus provoquant concernant la poitrine généreuse de Marion ! Maxime n’osait plus nous regarder ! Alors, je décidai de briser une fois pour toute cette gêne inutile puisqu’il nous avait de toute façon déjà observées longuement dans le plus simple appareil.
    
    — Ecoute Maxime, détends-toi. On s’en fout que tu voies nos corps. Marion et moi on fait souvent du naturisme, ça ne nous pose aucun problème et tu l’as bien vu hier. Si toi aussi tu acceptes d’oublier les soi-disant règles de bienséance, tout va bien ! N’est-ce pas Marion ?
    
    — Oui c’est vrai. C’est pas grave. On est bien ici. Et il n’y a que ...
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