1. Les frasques d'Édith (5)


    Datte: 05/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... différence. Je suis désolé, Édith !
    
    Bon ! Entre ses doigts le bol vide tremble un peu. Rage impuissante face à ces évènements passés qu’elle ne peut effacer de sa mémoire. Et ces nuits où elle plonge sont toutes axées sur du sexe, pour ne plus renouveler l’erreur qui l’a conduite au désastre. À ce qu’elle juge comme une faillite personnelle et du coup, apprendre est un moteur puissant. Mais encore faut-il du courage pour aller de l’avant. Donc dès que « Ra » a remis un peu d’ordre sur la campagne environnante, Édith s’installe à l’extérieur.
    
    Pas plus vêtue que lors de son petit déjeuner, c’est sur la balancelle du jardin, que ses doigts fins pianotent sur le clavier de son ordinateur. Un instrument qui lui permet de garder le contact avec le monde du dehors, et puis si anonyme que c’en est plaisant. Le choix du site, pas forcément le plus huppé, mais au moins est-il gratuit, et voici la jeune divorcée qui se lance dans une nouvelle recherche. Celle d’un amant occasionnel, d’une aventure insolite, pas toujours simple à dénicher. Elle prend garde à ne pas retomber dans ses petits travers, ceux qui la mèneraient immanquablement à un autre échec.
    
    Elle parle ou plus exactement écrit à ces inconnus qui comme elle, viennent là en espérant dénicher le « Graal ». Il y a donc de ce fait un déchet important. Les gens peu intéressants qui font une faute tous les deux mots sont impitoyablement zappés. De temps à autre un plus stylé, ou plus érudit, difficile de séparer le bon ...
    ... grain de l’ivraie, elle se laisse guider par son instinct féminin. La brune se prend au jeu du chat et de la souris, sans qu’à certains moments, elle ne soit plus sûre de rien. Pour entrer en dialogue avec elle, il y a quelques barrières à franchir.
    
    Celle d’un français au minimum moyen, mais aussi une sorte de courtoisie de bon aloi. Un salut est rédhibitoire et renvoie immédiatement le personnage qui l’a transmis à la dame, à ses recherches ou attentes malpolies. Elle « cause » volontiers, pour peu que son interlocuteur ait un zeste de conversation et là, sous un soleil de fin septembre, elle ne garde qu’un homme pour palabrer. Il se prénomme Victor et ma foi, sa verve plait bien à la femme qui répond du tac au tac aux messages de ce type inconnu.
    
    Pas besoin de sortir de Saint-Cyr ou de l’ENA pour lire en filigrane de ses petits mots que lui aussi tente de passer un peu de bon temps avec une dame. Il est cérémonieux sans être obséquieux et les échanges qu’ils entretiennent sont teintés d’humour. Ce qui, selon un adage bien connu, plait aux femmes. Les faire rire est une avancée en soi et ouvre bien des portes. Reste à franchir le cap de la défiance que les sites internet de rencontres peuvent engendrer. Et là, il s’agit plus de bon sens que de tri pour une Édith méfiante.
    
    Tout doucement le débat s’oriente vers ce qui transparait dans chaque ligne écrite par le gars. Mais quelque part ce n’est pas ce que désire la brune. Ce mec, Victor, se fait plus pressant. Il a ...
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