1. Le départ


    Datte: 28/06/2022, Catégories: hplusag, fplusag, telnet, nopéné, nonéro, occasion, Auteur: Hisoka02, Source: Revebebe

    ... lourds des livres et des vêtements embarqués (la plupart légers, mais aussi parfois plus habillés pour être sûr de ne manquer de rien et d’être présentable en cas de sortie) et en vérifiant, comme le soulignent les recommandations toujours éclairées de la SNCF, de n’avoir rien oublié dans son compartiment, il se souvint qu’il n’avait jamais vu ni les visages ni les silhouettes de ses hôtes.
    
    Tandis qu’il posait le pied sur le quai de gare, il fut pris d’une brève angoisse à l’idée de n’être pas capable de les reconnaître, qui fut balayée par le fait qu’il avait le téléphone et que de toute façon, ils seraient les seuls ou presque à être stationnés en camping-car.
    
    En effet, il ne lui fût pas difficile de les localiser. Le jour était presque tombé sur le parking de la gare et la majorité des voitures qui y étaient stationnées, bien que nombreuses, ne dépassaient pas le volume d’un monospace et étaient surtout vierges de passagers. Les camping-cars étaient au nombre de sept, mais un seul arborait un plafonnier et des phares allumés.
    
    Jean se dirigea vers le véhicule, avec cependant la nervosité d’un jeune postulant se dirigeant vers le bureau du patron de l’entreprise qu’il envisage d’intégrer. Le véhicule allait être sur sa droite et lui faire face et il distingua les visages de ses occupants.
    
    Il eut le temps de noter que Pascal et Ève avaient une allure très jeune, vive. Deux silhouettes, l’une les cheveux bruns coupés assez court et coiffés manifestement à la ...
    ... brosse et l’autre une chevelure auburn longue et ondulée. Tandis qu’il n’était plus qu’à une dizaine de mètres, ils tournèrent tous deux le visage dans sa direction, ce dont il ne s’étonna pas, étant donné qu’il était le seul à en venir.
    
    Pascal, qui était du côté conducteur, l’invita à entrer. Il eut le temps d’apprécier la taille du véhicule et le confort de son intérieur.
    
    Ève le reçut la première. Sa voix était vive, douce et rieuse. Elle arborait un sourire convivial et chaleureux, souligné par un maquillage dont les tons rosés donnaient à ses lèvres une élégance certaine. Ses yeux d’une teinte brune étaient également soulignés par une couleur chair subtile. Le chauffage lui avait fait ôter un foulard ample posé sur le dossier de son siège et qui laissait ses longs cheveux d’un blond éclatant tomber librement autour de son visage. Elle se présenta ainsi dans un pantalon de sport en corsaire et un tee-shirt épousant les formes d’un corps habitué à n’en pas douter à une pratique sportive régulière.
    
    Pascal était par ailleurs à la hauteur de son épouse, ce dont Jean se sentît gêné (pensant comme toujours qu’il n’était pas suffisamment sportif malgré ses pratiques de nombres de disciplines). Pascal arborait un short de toile ample et un débardeur noir tout aussi ample qui laissait voir une carrure sans prétention, mais à la musculature mince et entretenue. Sa voix était plus rassurante et ferme qu’au téléphone, mais son sourire aimable et ses yeux sombres et attentifs ne ...