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L'Histoire est un long cheminement ! (10)
Datte: 25/06/2022, Catégories: Divers, Auteur: AlexisPC, Source: Xstory
... amour. Simplement que j’ai peur que l’évolution de Gisèle, si nous aboutissons, ne soit un frein à leur amour. Et s’il n’était plus dans le même état d’esprit ? Tu sais que Gisèle peut devenir une femme avide de sa sexualité, d’expériences nouvelles, de libertinages par exemple. Et si, lui, ne suivait pas ? — En gros, tu me demandes de faire avec Hugo ce que vous faites avec Gisèle ? — Oui ! Mais pas que cela. Car c’est un chouette garçon. Je sais que, quoi que Gisèle décide, il lui reviendra. Mais je ne veux pas qu’un fossé trop grand les sépare. Tu peux faire cela pour moi ? Sa réponse me tétanisa. C’était énorme. Mais en fixant mon épouse, je vis dans son regard de la détresse. Et puis quoi encore ? Elle se lance dans un jeu avec sa copine et c’est moi qui dois régler les problèmes dans lesquels elles se sont mises toutes seules, comme des grandes ? J’ai donc accepté, bien sûr ! J’avais juré, en me mariant, que jamais elle n’aurait ce regard par ma faute. La nuit fut torride. Nous étions unis comme jamais nous ne l’avions encore été, échafaudant des stratégies entre deux coïts, décidant de la marche à suivre, des rendez-vous, de la limite à ne pas franchir, des desseins de Gisèle et me projetant, dans ceux que je pouvais deviner d’un autre homme. Car, ne l’oubliez pas, il n’était pas question que ce couple souffre, mais en plus, et si possible, il fallait renforcer leur amour. Le matin nous trouva enlacés, mais en pleine forme. Le premier ...
... geste de Vanessa fut de prévenir son amie et de lui fixer un rendez-vous dans la journée, selon nos différents emplois du temps. Décision fut prise de se voir à 15h30, dans un café en bord de Seine, face à Notre-Dame ravagée par les flammes. Ce que je n’avais pas dit à Vanessa, c’est que la journée me serait propice pour demander un autre avis. Et en arrivant au boulot, je me dirigeais directement vers le bureau maternel. Ma mère était déjà assise sur son grand fauteuil. Elle lisait un rapport que j’avais déposé la veille. — Bonjour mon chéri ! Tu es matinal. — Bonjour Maman. Je voudrais, avant de débuter le boulot, te poser une question personnelle. — Je t’écoute ! Dit-elle en posant ses lunettes et en me fixant de son regard enjôleur. — Ai-je commis une erreur lors de ces vacances qui nous ont rapprochés ? Ma mère me regarda un instant, comme si elle s’attendait à cette question. Encore une fois, elle me stupéfia par sa lucidité et son intelligence. — Enfin ! Depuis le temps que je l’attends, celle-là ! — Pardon ? — Mon chéri ! Tuas beau être l’homme le plus intelligent que je connaisse, tu ne fais vraiment pas le poids en matière de psychologie féminine. — Explique-moi alors ! — Tu as été parfait ! Du début à la fin. Jamais une parole déplacée, jamais un geste de trop. Un gentleman dans ses actes et ses pensées. Tu penses, comme beaucoup d’hommes, que les femmes sont fragiles et dans la tête et dans le corps. Mais nous sommes bien plus ...