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Se découvrir (2)
Datte: 25/06/2022, Catégories: En solitaire, Auteur: Stefi, Source: Hds
J’ai donc fait mes emplettes au supermarché à une encablure de métro pour le week-end. Je revenais dans mon autre magasin, y entrais et tentais cette fois-ci de trouver ce qui pourrait satisfaire mon envie solitaire. J’hésitais longuement entre un œuf vibrant et un rabbit, présenté comme l’ultime machine à plaisir, lorsque je me suis remémoré ma matinée. J’avais dépassé la simple caresse de mon clitoris connue en OPEX, j’avais aimé mes doigts au plus profond de moi. J’ai choisi le rabbit pour satisfaire mon envie de pénétration. Au moment de régler mon achat, l’inconnue qui m’avait contrainte à quitter les lieux est subitement apparue à côté de la caisse. « J’espère que ce n’est pas votre premier achat » dit-elle. Je me suis sentie à nouveau perdue, pas à ma place et bien sûr, rouge pivoine. Moi qui ne connaissais pas le trouble dans mon métier, là j’avais l’impression d’être une gamine prise en faute. Prise au dépourvu, je lui ai répondu « si » et je me suis dirigée vers la sortie d’un pas rapide. Fait incroyable, elle m’a suivie ! Et m’a rattrapée à la porte en me disant que j’allais découvrir un plaisir complet et qu’elle avait juste oublié un « plug » en début d’après-midi. J’étais plus que gênée, je ne savais pas ce qu’était un « plug » et ne voulait pas le savoir. Je n’attendais qu’une chose, rentrer chez moi avec mes courses pour peut-être essayer mon jouet et surtout préparer mon diner. Cette conversation, si tant est que l’on puisse qualifier ...
... de conversation les quelques mots échangés, m’incitaient plus à penser à mon diner qu’à une quelconque séance de sexe solitaire. Elle m’avait totalement gelée et je pensais que le jouet resterait bien longtemps dans son emballage. Visiblement, mes plans allaient être bouleversés car cette femme continuait à me parler devant le magasin. Elle évoquait les vertus et défauts des jouets qu’elle avait acheté sans que je sois capable de comprendre de quoi elle parlait. Au bout de quelques minutes, elle m’a regardé s’est tue et a éclaté de rire. C’est presque miséricordieux que ces yeux se sont posés sur moi et qu’elle m’a dit «mes propos vous gênent ? » « Oui, ce n’est pas dans mes habitudes, pas plus que de fréquenter ce type de lieux» ai-je répondu. « Mais vous sortez d’un supermarché à plaisir, que pensiez-vous y trouver ? » Evidemment, je suis gourde, j’aurai du faire tout ça par internet. Effectivement, que m’attendais-je à trouver ? J’en étais quitte pour la honte. Vraiment, je n’avais plus les codes de la société civile, j’aurai du me contenter de mes week-end travaux en attendant de me réhabituer. Et cette femme qui semblait se moquer ouvertement de moi alors que j’avais largement l’âge de raison, que je servais mon pays et qu’une seule fois j’avais laissé mon corps prendre le contrôle sur mon cerveau. Je n’en voulais qu’à moi. In petto, j’étais furieuse contre moi et c’est sans état d’âme que j’ai tourné le dos à ce magasin pour aller vers la bouche de ...