1. La vengeance du fantôme (3)


    Datte: 03/06/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... Finalement, les vols et la routine reprenaient le pas sur le mystère du serpent tueur de topographes… Alors Anita, un peu dégouté avait fini par… inviter la seule personne intéressante de son boulot à ses yeux, pour trinquer… chez elle ! La vie continuait malgré tout !
    
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    Le capitaine avait donc, une fois n’était pas coutume, troqué son éternel pantalon de toile pour une coquette robe qui la féminisait plus. Maryse aussi avait quitté son uniforme bleu et arborait une tenue aguichante. Une soirée entre nanas, pas du tout axée sur autre chose que de l’amitié. C’était bien ce que chacune se disait. Il existerait toujours un fossé entre ce que pensaient les gens et leurs actes ? Sans doute ! Mais là, pour l’heure, après avoir bu en guise d’apéro une demi-bouteille de vin d’Alsace, un gewurztraminer très corsé et légèrement épicé, elles allaient attaquer les tournedos que l’hôtesse venait tout juste de poêler. Une bonne odeur de viande qui embaumait la cuisine flirtait avec les narines de l’invitée.
    
    La garniture de petits légumes, carottes, panais rehaussait encore par l’aspect visuel coloré le plat servi par Anita. Fondant sous la dent, le pavé de bœuf était une vraie merveille. Face à face les deux femmes se jaugeaient du regard. Les prunelles pétillantes de la brigadière semblaient comme allumées par celle qui pour la recevoir avait osé un brin de maquillage. En temps ordinaire, elle restait très… nature. Et puis le Château de Pibarnon, Bandol Rouge deux ...
    ... mille quatre se mariait si bien avec le repas… une union des plus réussie en quelque sorte.
    
    Au fur et à mesure que la bouteille s’épuisait, les regards devenaient aussi plus langoureux. Laquelle avait la première retiré ses chaussures pour faire du pied à l’autre ? Il était de moments pour lesquels les questions de ce style devenaient inutiles. Un ange passa et deux mains se frôlèrent. Le reste s’enchaînait sans à coup et l’heure n’était plus aux grands discours. Les embrassades, prémices à un jeu plus subtil avaient débutées dès que le cul de la bouteille de vin avait été visible. La meneuse de revues, c’était Anita. Plus mâle que sa compagne ? Moins attentiste aussi peut-être, voire plus pressée ?
    
    La porte de la chambre à coucher s’était alors refermée sur des préliminaires sans témoins. Deux personnes faisaient l’amour, et là, peu importait, leur appartenance à un même corps, ou à une même unité. L’envie déchargeait pour un temps la pression accumulée par Maryse et Anita au cours d’un diner simplement dédié à les mettre en confiance. Ce qui se passait là, dans la pièce que sa propriétaire ne partageait que trop peu souvent, avait des airs de bonheur. Éphémère ou durable, là n’était pas l’important. Et aucune d’entre elles ne se serait hasardée à poser une question idiote. Pas question de passer à côté d’un instant ressemblant à une éternité.
    
    Pas de serments d’amour, pas de longues tirades superflues ! Non juste l’essentiel et un plaisir à assouvir. Elles prenaient ce ...
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