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La vengeance du fantôme (3)
Datte: 03/06/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... l’impression d’être endormi. Le flic qui lui prit le pouls sut d’emblée que ce type était mort. Un minuscule flacon de verre se trouvait tout proche de sa main droite. Le défunt ne semblait pas avoir été malmené ou violenté. Non, il paraissait paisible et les traits calmes. Bien entendu… l’appel de la patrouille vint perturber le service du capitaine Solivers… En arrivant sur les lieux, tout laissait à penser que la mort était naturelle. Mais comme à chaque fois, le légiste se trouvait devoir faire un constat. À première vue, le malheureux accordéoniste avait sans doute succombé à une crise cardiaque… mais seul un examen plus poussé en déterminerait l’exactitude. Anita posa quelques questions à la femme décomposée par le chagrin qui bredouillait des mots incompréhensibles. Elle marmonnait des trucs bizarres et devant l’état de santé mental de la malheureuse, la policière la fit hospitaliser. Durant ses deux journées où elle fut gardée en observation Marinette ne reprit guère du poil de la bête. Anita, la policière en compagnie de Maryse revint lui poser quelques questions. Le chef du service de l’hôpital où la veuve s’était trouvée admise ne donna son aval que pour une rencontre courte, juste pour que les deux policières prennent la température. Pas trop longuement pour ne pas la fatiguer. Son esprit s’évadait et il était impossible de lui faire sortir deux mots cohérents. Le choc trop violent de la mort de son compagnon l’emportait dans un monde dont personne n’était ...
... en mesure de savoir si elle reviendrait. Max Verdier appela Anita en charge de l’enquête deux jours plus tard. Il avait trouvé dans l’organisme de Lionel Chassard assez de ciguës pour tuer deux éléphants. Pas de marques, pas de traces et la relative passivité du bonhomme faisait pencher la balance en faveur d’un suicide. L’unique bizarrerie de la situation c’était bien que le poison restait tout de même un moyen de femme. Autant pour tuer que se donner la mort. Anita à la lecture du compte rendu du toubib se posa une drôle de question. Et si sa femme l’avait trucidé ? Devant l’horreur de la situation, l’esprit de l’empoisonneuse aurait-il pu se mettre en congé ? Une possibilité qu’elle n’écartait absolument pas. Mais pour trouver un début de preuve, ce serait sans doute plutôt coton. Elle fit part de ses soupçons au procureur de la République qui lui fit délivrer une ordonnance de perquisition, par le juge qu’il chargea de chapeauter l’enquête... Eh oui ! Ça devenait un homicide et cette fois… une instruction s’avérait nécessaire. Suite à son affaire parisienne, Rollin se trouvait suspendu par l’inspection des services. Les bœufs-carottes se moquaient pas mal de savoir qu’il était indispensable au bon fonctionnement du service de sa nouvelle affectation. Alors tout naturellement Maryse était affectée en qualité d’équipière au capitaine Solivers. Tous les mâles du commissariat en faisaient des gorges chaudes. Comme toujours aucun ne se serait risqué à dire en face ce ...