1. Confinement


    Datte: 01/06/2022, Catégories: fh, ff, fhh, ffh, fffh, fbi, jeunes, copains, grosseins, forêt, Voyeur / Exhib / Nudisme intermast, Oral pénétratio, Partouze / Groupe délire, aventure, Auteur: Roy Suffer

    Hallucinant ! Les rues sont vides de chez vide. Pas un chat, pas une bagnole, pas un bruit. Les zoziaux ont repris le pouvoir et s’en donnent à plein gosier. Ça pourrait être joli, avec cette brume légère et les premiers rayons du soleil un peu blafard, s’il n’y avait pas tous ces sacs qui jonchent les trottoirs. Non, pas des sacs poubelles comme autrefois, avant le virus, mais de longs sacs anthracites, étanches, avec dedans… des cadavres. La ville en a fait distribuer dans toutes les maisons, autant que d’habitants. Au fur et à mesure que les gens meurent, on les colle dedans et on les sort sur le trottoir. C’est l’armée qui passe les ramasser. Sale boulot ! Les mecs sont dans des combinaisons de cosmonautes ou de celles qu’on utilise dans les centrales nucléaires. Ce doit être EDF qui les a fournies. Ils emportent leur macabre chargement on ne sait trop où, je suppose qu’ils creusent des fosses géantes à coups de bulls, pas le temps de faire des tombes ni de les cramer, y en a trop.
    
    Je suis arrivé là en passant par des chemins impossibles, à travers les champs, les parcs et les jardins. Mais là, je suis bien obligé de traverser un bout de la ville pour atteindre le point de rendez-vous, sinon c’est douze bornes de plus pour le contournement et, dans tous les cas, il aurait fallu traverser l’autoroute et la rocade. Plus dangereux encore parce qu’en dehors de la ville, il paraît qu’ils tirent à vue. L’avenue toute droite qui remonte jusqu’à la place est désespérément ...
    ... vide, mais ça m’arrange. Pas de patrouille, juste la trouille. Si, tout là-haut vers la place, le ronronnement d’un diesel. Je prends mes jumelles, ce sont les bidasses qui font leur sale besogne. Avec leurs masques ils ne sont pas en mesure de me repérer. Mon palpitant bat à cent par minute, je prends mon élan et je fonce. L’avenue est traversée, mais je continue ma course jusqu’au bout de la ruelle. Je sais qu’au bout, il y a un grand pré inondable en contrebas, le long de la rivière. Je dévale le talus, c’est boueux, mais l’herbe fraîche de printemps consolide le sol. Je cavale jusqu’aux arbres, au bord de l’eau. Y a plus qu’à suivre et j’y suis dans dix minutes. Je regarde ma nouvelle montre, ça va je serai à l’heure. Elles nous ont coûté bonbon, ces tocantes : système ancien à ressort, remontage automatique avec le mouvement, étanches à cinquante mètres. Là où on va, il n’y aura pas de pile de rechange. Et puis elle fait également boussole et le bracelet, c’est une tresse de corde nylon de cinq mètres, résistance cent kilos. J’ai le même à l’autre bras, mais avec sifflet, petit couteau et pierre à feu. On s’est préparé avec soin.
    
    À six, avec dix mètres de corde chacun, ça fait soixante mètres, des bracelets qu’on oublie vite et qui n’encombrent pas le sac. Parce que le sac est bien plein, et encore, avons-nous mis le paquet sur le prix pour obtenir des produits ultra légers. J’ai une vraie tente deux places de moins d’un kilo, montable en deux minutes, mais à six cents ...
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