1. COLLECTION ZONE ROUGE. T’a pas 100 balles ! (1/2)


    Datte: 14/05/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CHRIS71, Source: Hds

    ... chaque fois je pouvais me trainer jusqu’au café où je savais pouvoir trouver Ricardo, le patron qui me vend mes petits sachets que je m’empresse de m’injecter dans les veines.
    
    Mes veines, je regarde mes bras.
    
    Les traces et les bleus de mes dernières injections sont toujours présents.
    
    Mon pied droit a chaud, comparé au reste de mon corps.
    
    Une couverture qui devait le couvrir est là retenue prête à tomber.
    
    Elle devait couvrir mon corps et a dû glisser presque jusqu’à tomber.
    
    En tournant la tête, pour voir mon pied attaché, je vois qu’un poêle à bois ronronne.
    
    Une pièce de musée, mais efficace malgré le froid que je ressens au plus profond de moi.
    
    • Vite, venez, j’ai mal, il me faut une dose, je vais crever.
    
    J’ai beau m’époumoner, je suis seule et le manque de ce que j’appelle mes fortifiants me taraude de nouveau le ventre.
    
    C’est à ce moment que je vois des phares puis le bruit d’une voiture qui approche et qui s’arrête.
    
    Je vais enfin savoir à qui j’ai à faire et pourquoi il semble que l’on m’ait enlevée.
    
    Préparation à la traite des blanches, je vais me retrouver dans un bordel africain à bouffer de la bite noire.
    
    Je m’en fiche, du moment qu’ils ont ce qu’il faut pour que je me pique.
    
    La porte de ce qui est une cabane s’ouvre.
    
    • Couvre-toi, tu vas prendre la mort dans ton état.
    
    Je vois que tu es réveillée !
    
    • Qui êtes-vous et que le voulez-vous ?
    
    L’homme devant moi baraqué, Apollon redescendu sur terre.
    
    • Je vois que ma ...
    ... transformation a été efficace.
    
    Véronique, Simplet, la fouine, dents de cheval, résidu de capote et tous les noms d’oiseaux que vous m’affubliez au collège, tu te souviens.
    
    Il est vrai que j’étais grand et chétif et que lorsqu’un grand venait m’emmerder, je baissais la tête et je me prenais une tannée.
    
    • Félicien, ton nom aussi jouait contre toi, merde, quelle transformation.
    
    • Opération des yeux, j’ai pu supprimer mes lunettes que mes parents m’achetaient le moins chère possible.
    
    Mes dents, orthodontiste, certaines dents arrachées et remplacées par des fausses sur pivots.
    
    Et surtout musculation, j’ai soulevé des tonnes de fonte.
    
    Tout ça grâce à Maryse, ma prof de phylo qui ayant eu pitié de la façon dont on me traitait.
    
    C’est elle qui m’a aidé à me transformer.
    
    J’étais à Paris pour son enterrement, mais j’étais mal dans ma peau après l’avoir mise en terre et je suis allée courir sur les bords de seine.
    
    Je suis passé sous un pont où une clocharde m’a demandé 100 balles.
    
    J’étais passé, tu m’as insulté et d’un coup je t’ai reconnu.
    
    La petite fille sage, la première de la classe avant que je suive mes parents dans une autre ville que Paris, l’année de votre entré au lycée.
    
    Véronique, dont j’étais secrètement amoureuse et qui était l’une des seules à être correcte avec moi.
    
    J’ai vu que tu étais devenue une épave sur pied, j’ai fait demi-tour, mais tu t’es transformée en une véritable tigresse alors contre mon gré, je t’ai assommé.
    
    Je ...