1. Souvenirs orageux


    Datte: 16/08/2018, Catégories: ffh, humilié(e), noculotte, Humour Auteur: Samuel, Source: Revebebe

    ... comprenais pas sa colère et qu’il n’y avait pas de mal à cela. Elle ne pouvait pas prévoir qu’il allait pleuvoir et venter à ce point. Elle ne devait pas être la seule à aimer sentir un petit souffle sur les fesses et le sexe en parlant d’autre chose.
    
    Elle se jeta sur moi, glissa et se retrouva à plat ventre dans une flaque de boue. Elle pleura de rage. J’étais sincèrement ennuyé pour elle. Je n’ai jamais eu l’esprit revanchard, juste un peu rancunier. Mais là, en la voyant dans cet état misérable, j’eus vraiment pitié. D’autant que je ne voyais pas comment la sortir de là dignement.
    
    J’essayai de la relever, mais elle voulut rester dans la flaque, assise dans son malheur. Je lui dis qu’il ne pleuvait presque plus et que nous allions rentrer tout doucement. Je lui demandai si elle s’était fait mal. Mais aucune réponse, sinon des pleurs qui redoublaient.
    
    Voulant bien faire, je nettoyai comme je pouvais sa jupe avec de l’herbe. Elle hurla davantage. Enfin, ses hurlements eurent au moins le mérite d’attirer l’attention de ma sœur qui était partie à notre rencontre avec un parapluie. Elle nous trouva ainsi facilement. Après s’être assurée que rien de grave (décidément c’est de famille cette expression !) n’était arrivé, elle se mit à rire, mais un rire démentiel, énorme.
    
    Rosine l’insulta alors violemment en la traitant de pute. Je connais ma sœur, il y a des choses qui ne passent pas chez elle. Et quand je lui appris que la demoiselle injurieuse n’avait pas ...
    ... grand-chose sur elle, Yolande lui ordonna de se déshabiller avec un ton si brutal que j’en eus froid dans le dos.
    
    Rosine tremblait, mais elle se leva et jeta ses habits à trois mètres de là. Ma sœur me dit qu’elle se changeait en se cachant, qu’elle fermait toutes les portes et fenêtres pour prendre un bain, qu’elle râlait bien fort quand on ne faisait pas la même chose. Et là, elle était simplement habillée d’un peu de boue qui glissait sur son corps tremblotant et couverte de brins d’herbe qui égayaient sa toison brune.
    
    Yolande s’approcha, lui prit le menton, lui caressa les fesses et l’embrassa. Je ne sus plus où me mettre. Rosine lui rendit son baiser. Avec la même autorité, elle me congédia en me demandant d’aller l’attendre à la maison.
    
    Je rentrai en imaginant tout et son contraire, en me demandant si je n’avais pas rêvé. Je me disais que le monde des filles est incompréhensible.
    
    Certes ma sœur m’avait parlé parfois de certaines amitiés féminines, de certaines intimités dans le dortoir des grandes, de certains soirs assez coquins.
    
    Certes j’avais moi-même une petite amie qui m’attendait à Paris (je me disais toujours qu’il faudrait que je me décide à lui écrire), une petite amie tout autant mystérieuse que les autres, mais toutefois on se comprenait assez pour aller voir les mêmes films, et souvent ensemble. Dans l’obscurité du cinéma, encore tout paraissait simple, même de la caresser sous la robe. Mais dès qu’il fallait passer à l’acte en présence d’un lit, le ...