1. Deux sœurs et un Coronavirus (3)


    Datte: 30/04/2022, Catégories: Inceste / Tabou Auteur: airdepanache, Source: Xstory

    ... partout.
    
    On rigolait énormément aussi, entre deux bouche-à-bouche. Au cas où j’avais été en souci, j’étais rassurée: ma complicité avec ma sœur était intacte. Sauf qu’aux liens familiaux et affectifs qui nous unissaient déjà s’ajoutait à présent une connivence physique, sexuelle. Nous étions toujours les mêmes filles, Émilie et Agathe, deux sœurs qui s’adoraient, mais désormais, il y avait quelque chose de supplémentaire qui nous unissait.
    
    — Il faut qu’on se parle, non ? me dit Lili en fermant l’eau.
    
    Elle bondit hors de la douche et saisit une serviette pour me sécher, enveloppant mon corps et tâtant la marchandise au passage. J’en fis de même avec elle, ce qui nous mena vite au fou rire.
    
    Pourtant, derrière mon comportement débridé, j’évitais son regard. En fait, je n’avais aucune envie d’avoir cette conversation. Ce fut elle qui dut me ramener à la réalité:
    
    — Agathe, c’est pas grave, me dit-elle en me touchant l’épaule. "Ce qu’on a fait, ça n’est pas la fin du monde, je t’assure."
    
    Je n’étais pas sûre de partager son analyse de la situation. Tant qu’on se touchait et qu’on s’embrassait, tout allait bien, mais dès que j’avais deux minutes pour réfléchir, je recommençais à broyer du noir: "Je crois qu’on déconne un peu, Lili. Et puis... qu’est-ce qu’on va bien pouvoir raconter à Maman ?"
    
    Il faut comprendre qu’une des raisons pour lesquelles je disais ça, c’est que nous étions nues, tout près l’une de l’autre dans notre salle d’eau minuscule, et que la vue ...
    ... de son corps m’excitait énormément. Me résoudre à lui parler plutôt que l’embrasser, cela me réclamait un effort de volonté. C’est dire à quel point je me sentais détraquée, si mes relations avec ma sœur avaient pu être chamboulées à ce point là par le virus.
    
    — Plus rien n’est normal, t’as pas remarqué ? dit-elle. "Peut-être que les anciennes règles ne valent plus rien. Peut-être que le confinement nous a permis de nous voir telles que nous sommes. Et puis personne n’en saura rien, tu sais... Ça, c’est réel, Agathe", dit-elle en prenant ma main sur son sein nu. "C’est tout ce qui compte. Le reste, c’est des conneries. On aura bien le temps de s’en occuper quand la quarantaine sera terminée, non ?"
    
    À ces mots, mon cœur fit une cabriole et je me précipitai pour l’embrasser. Cette fois, ce n’était plus le baiser de deux folles furieuses malades d’ennui et de sexe. Ce n’était pas non plus le bisou convenable de deux sœurs. D’une certaine manière, c’était le meilleur des deux mondes : l’expression d’un amour sororal immense et sincère, qui s’exprimait désormais par une irrésistible attirance sexuelle.
    
    Un sourire nous unit lorsque nos langues se quittèrent. "Il faut quand même que tu m’expliques pourquoi tu as dit que tu rêvais de me lécher les seins depuis longtemps" lui dis-je en riant. Elle dut voir que j’étais plus préoccupée que je le paraissais.
    
    — Quoi ? Tu n’as pas de fantasmes, toi ? Bon. Et bien moi, je fantasmais sur toi et ta très jolie poitrine. Ça ne veut ...