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Soir d'orage (3)
Datte: 22/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... difficulté. Celle de se regarder droit dans les yeux, si nous passions à l’acte. Je ne sais pas trop sur quel pied danser et elle est suppliante, larmoyante. Mais merde ! J’ai déjà mes propres problèmes à régler sans encore me coltiner les rêves de son loustic. Elle semble bouleversée. Lorsqu’elle s’adresse à moi, c’est simplement pour me faire part qu’il est l’heure d’aller diner. — Bon ! Lydia… maintenant que je t’ai raconté… allons voir si les cuisses de grenouilles sont aussi bonnes que tu le prétends. — D’accord. — Tu… tu me promets de faire le point sur ma requête ? À tête reposée, tu auras une autre vision de la suite à y donner. Je ne pouvais demander cela qu’à ma seule amie… Elle me prend par les sentiments et j’ai la nette impression que c’est juste dégueulasse. Alicia est rouée, c’est son métier et je m’en aperçois là, un peu à mes dépens. Je n’ai rien à répliquer à cela et nous quittons le troquet, sans plus que cela nous intéresser aux paires d’yeux qui viennent pour la seconde fois de la soirée, caresser nos formes. Grands biens leur fassent ! Et notre tête-à-tête au restaurant est plombé par sa demande si… bizarre. Je ne cherche plus à analyser quoi que ce soit, me contentant d’avaler avec délice ces merveilles servies par des petits bonshommes aux yeux bridés. — oOo — Dans les jours qui suivent, j’évite le sujet avec ma collègue. Alicia ne revient pas à la charge et je me prends à imaginer qu’elle a fini par passer à autre chose. Le ...
... vendredi soir, nous sortons de nouveau ensemble et là, c’est moi qui l’invite à prendre un apéro. Elle hésite un court instant puis me demande où nous allons. — Ben… le buffet de la gare, c’est toujours bien, non ? — Oui. J’arrive. Elle farfouille dans son sac et passe un coup de fil depuis son bureau. Moi, je suis déjà dans la rue et elle me rattrape quelques mètres plus loin. Je repère de suite qu’elle est assez nerveuse. — Tu as un problème ? — Non ! Non… allons-y. Pour un même itinéraire, nous renouvelons donc des gestes analogues. Une rame de tram et nous voilà au bistrot. Nous allons finir par devenir des habituées, si on persiste dans cette voie. — On ne s’attarde pas trop, d’accord Lydia ? C’est moi qui prends la permanence demain. — Tu crois que tu vas avoir du boulot ? — Je n’en sais rien… je veux aussi te dire… il va venir ! — Qui ça ? Qui va venir ? — Henry. Il arrive. Il souhaite te saluer. — Quoi ? C’était donc ça ton coup de téléphone depuis le bureau ? — Oui… il serait heureux de faire ta connaissance. — Tu viens de me dire que tu étais pressée de rentrer chez toi ! Je ne sais pas trop, si c’est bien ou mal, si j’ai vraiment envie de connaitre un type qui veut que tu couches… avec moi. — S’il te pose la question, tu lui diras que je t’ai demandé… — Parce qu’en plus, il ne te fait pas confiance ? — Si, si, ce n’est pas ce que je voulais dire… au moins il aura ta version des faits. — Ma pauvre Alicia, tu es bien ...