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Marie retrouve son ex (4)
Datte: 17/04/2022, Catégories: Divers, Auteur: luc_marie92, Source: Xstory
... lit, soit pour une pièce supplémentaire, lorsque le trio se vit en mode deux d’un côté, le troisième en pénitence. J’ai beau être de bonne volonté, je ne parviens pas, parole de Luc, à m’envisager dans un de ces trois scénarios assez déshonorants, qui pourraient m’aider à m’assumer dans mon rôle de cocu maso qui aime ça. On a sa dignité, tout de même. Même quand la honte est partie prenante du plaisir. J’ai aussi émis l’hypothèse d’assumer pleinement la dimension évidemment homosexuelle de cette histoire qui à présent me perturbe autant qu’elle m’a excité. Moi aussi, devenir l’amant de Jérôme, que d’ailleurs j’ai sucé le premier jour où il a pris mon épouse par les trois voies possibles... Mais celui-ci ne l’a pas évoqué pour en faire une habitude. S’il est bisexuel, c’est à temps très partiel, semble-t-il. Et suis-je moi certain que c’est de CELA que j’ai vraiment envie ? A présent, je suis pris à mon piège. Je voulais la réalisation d’un fantasme, et j’ai été comblé. A présent me voici dépassé par le tourbillon. Je me suis dit que peut-être Marie avait voulu me donner une leçon. Elle pourrait n’avoir cédé qu’une fois, puis monté un scénario avec l’ami Jérôme pour me mettre en situation de fragilité. Ou pour tester ma capacité d’encaissement. Je me dis à d’autres moments que j’ai juste obtenu ce que je voulais. Une femme de nouveau attirée par le sexe, la baise, le cul. Exactement ce que j’envisageais. Je n’ai pas à me plaindre que la réalité soit conforme à ...
... ce que j’avais imaginé. Jérôme la baise. Bien. Mieux que moi. Fin du débat. Je me dis aussi qu’elle va probablement me plaquer. Partir vivre avec lui. Demander le divorce. Savourer une meilleure situation, terminer sa vie avec des week-ends aux Baléares plutôt qu’à Nouan-le-Fuzelier. Et une fois envisagées toutes ces possibilités, je constate qu’il suffit que j’entende ma femme, dans mon for intérieur, dire ce nom « Jérôme » pour qu’aussitôt l’envie de me masturber, en en parlant, en gémissant, m’envahisse. Et à cette envie, succède celle de jouir, avec force, avec une incroyable violence. Comme lorsque nous avions vingt-cinq ans, et qu’elle me parlait de lui, dans un jeu sexuel entre nous deux, pour jouer avec les limites et nous exciter. La voilà, au fond, la seule vraie raison de cette histoire. Je regrette le temps de nos 25 ans. Je regrette le temps où nous pouvions ensemble surmonter les affres de la jalousie qui pousse les jeunes mariés à redouter le souvenir des « ex », comme s’ils étaient toujours des menaces. Pouvoir jouir en pensant à lui comme à un fait du passé, révolu, était alors apaisant, excitant, et ludique, tout à la fois. Mais on n’en revient jamais à ces vingt-cinq ans, n’est-ce pas ? L’erreur a été de vouloir réveiller dans nos vies d’adultes matures, le fantôme des excitations de jeunesse. Il fallait accepter que ce temps-là était révolu. Et ne pas chercher à le faire revivre. Là fut mon erreur, dont la note m’est à présent annoncée. "La ...