1. Chroniques immortelles - Colère divine (2)


    Datte: 04/04/2022, Catégories: Divers, Auteur: Irina, Source: Xstory

    ... vaste enclos cerné de barbelés, un mirador. Un autre plus petit, avec de très jeunes enfants et deux vieilles femmes. Plus loin quelques baraquements et un vaste zone ou des femmes trient la roche extraite de la montagne à la recherche de… quelque chose.
    
    — Ola ! Alors c’était quoi ?
    
    — Trois indios, Paco, peut être de la même tribu. La femme a un petit en bas age. Il n’est pas encore sevré.
    
    — Ah bueno. Mettez les deux hommes aux wagonnets. La femme au triage avec les autres. Et faites lui comprendre qu’elle doit laisser son marmot avec les autres sous la garde des vieilles.
    
    L’un des gardes me saisit méchamment par le bras. Et je perds les pédales !
    
    — Enlève tes sales pattes, connard !
    
    Il y a quelques secondes de surprise parmi les soldats. Puis celui qui semble être leur chef se dirige vers moi.
    
    — Tiens ? Elle parle l’espagnol ? Qu’est-ce que tu as dit ?
    
    La gaffe. Je baisse les yeux m’attendant au pire.
    
    — Je t’ai posé une question, reprend-il plus durement. Tu parles espagnol ?
    
    — ...oui… un peu.
    
    Il me toise quelques secondes de plus dans un silence pesant.
    
    — Bien. Allez, mettez moi ces deux là au travail, lance t-il à ses hommes. Quant à toi, tu mérites une petite mise au pas !
    
    Je prends une baffe qui n’a rien de simulé. Mais je l’ai vu venir. J’ai accéléré mon métabolisme et j’ai eu le temps de m’insensibiliser avant l’impact. A partir de ce moment, tout se déroule pour moi au ralenti. Avec une extrême brutalité, l’homme me saisit par ...
    ... les cheveux et me traîne plus qu’il ne me pousse vers un baraquement. Je panique, du moins je le laisse croire, je me mets à hurler.
    
    — Non arrêtez, laissez moi, aïe ! Vous me faites mal !
    
    La porte du baraquement claque nous isolant de l’extérieur. Je découvre une pièce miteuse, en bordel, puante, suintante de crasse et d’humidité, des canettes et des bouteilles d’alcool vides au hasard, un bureau avec un ordinateur couplé à un système de communication satellite, un lit crasseux en désordre. Il me pousse brutalement au milieu de la pièce me faisant tomber à genoux.
    
    — Tu as du caractère mais j’aime çà. Tu es jeune et jolie, on tirera un bon prix de toi quand on t’enverra dans les bordels après que mes hommes en aient marre de toi, dit-il en dégrafant son pantalon. Ils n’ont pas tous les jours de la chair fraîche. En attendant pose ce marmot dans un coin, on va voir ce qu tu sais faire !
    
    J’hésite. Du moins je fais semblant. Toi mon coco, j’ai bien compris ce qu tu as l’intention de faire. Et je n’ai pas l’intention de me laisser faire stoïquement. Et comme je donne l’impression d’être indécise, il prend lentement un revolver en main.
    
    — Je t’ai dit de poser ce gosse dans un coin, dit-il sèchement. Et tu vas faire ce que je te dis, sinon je lui met une balle dans la tète. Ce serait dommage, rajoute t-il. Lui aussi on pourra en tire un bon prix !
    
    Alors tremblante, je m’exécute… Je dépose Yuma et le porte bébé dans le coin le moins crade de la pièce. Il me reprend ...
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